MACHINE
A RABOTER LES MÉTAUX,
LA PIÈCE ÉTANT MOBILE,
ET LE MÊME OUTIL TRAVAILLANT PENDANT L’ALLÉE ET LE RETOUR ,
FAR
M. WHITWORTH , Constructeur à Manchester .(planches 21 A 23.)
Ayant déjà donné dans Tune de nos premières livraisons les dessinsd’une machine à raboter les métaux , nous serions loin de publier aujour-d’hui une nouvelle machine portant le même titre, si nous n’y avions étéengagé par plusieurs de nos souscripteurs qui désirent vivement connaîtrela disposition et les détails de la machine anglaise. Comme d’ailleurs celle-cidiffère complètement delà première, dans sa construction comme dansson travail, nous avons pensé qu’elle n’en intéresserait pas moins tous noslecteurs. Nous sommes persuadé qu’un tel outil, qui joue un rôle si im-portant dans les ateliers de construction , se répandra dans un grandnombre d’établissements; bien construit, bien dirigé, il peut en effet deve-nir un instrument très-précieux et surtout très-actif, présentant l’avantageinappréciable d’éviter les pertes de temps, et par conséquent, toutes choseségales d’ailleurs, de faire plus d’ouvrage et avec autant de précision queles machines à raboter connues.
Ainsi dans cette machine, qui est due à M. Whitworth, l’un des habilesconstructeurs d’outils à Manchester, le même burin travaille soit que lapièce, qui est mobile, marche dans un sens, soit qu’elle revienne sur elle-même. A chaque extrémité de la course ce burin fait une demi-révolutionsur lui-même avec une précision que Ton peut dire mathématique, et celasans être mû par la main de l’homme ; cet effet s’opère par le mouve-ment même de la machine, à point nommé, et en se répétant ainsi autantqu’il est nécessaire. Au premier aspect, lorsqu’on voit marcher cet appa-