PUBLICATION INDUSTRIELLE,
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excentrique dont la courbe à développante aurait été mal calculée, ou dece que les pattes à douille O ou O' n’auraient pas été bien placées, ou detoute autre cause enfin, que le constructeur a cherché à rendre l’ajustementde la tige e' dans la pièce d 'à frottement, au lieu de la fixer invariablement,comme on aurait pu le croire et comme d’ailleurs il semble tout naturel dele faire au premier abord. A insi il a placé dans cette pièce d 'des coussinets enbois, formant des rondelles légèrement coniques, que l’on peut resserrerà volonté au moyen d’un chapeau méplat en fer qui les recouvre et dontles vis se taraudent de chaque côté dans des oreilles ménagées à cet effet.
Or il est évident que, lorsque ce chapeau est serré, il appuie fortementsur les rondelles qui alors adhèrent à la tige avec une force suffisantepour que, dans le mouvement ascensionnel ou descensionnel de la pièce d ',cette tige lui obéisse et se trouve entraînée ; mais si elle était arrêtée parceque le porte-outil lui-même serait à la fin de sa course et qu’il ne pourraitplus tourner, et si cependant le mouvement de la pièce d', continuait, latige glisserait alors et n’obéirait plus à cette pièce, puisque son adhérenceavec les coussinets en bois ne serait plus assez grande, tandis que si elleavait été liée à cette pièce d’une manière invariable, elle se romprait évi-demment, ou à défaut elle ferait rompre quelque autre partie du méca-nisme. On voit donc combien un ajustement, qui paraît très-simple en lui-même, est pourtant d’une grande importance pour éviter des accidents.Dans les dernières que M. Whitworth vient d’établir, il remplace une partiedu mécanisme par des cordes sans fin et des poulies qui déterminent égale-ment la marche rotative de l’outil, en évitant la tige et la rainure héliçoïde,comme M. Decoster dans sa machine à outil mobile et tournant (Voyezla 4 e livraison, tome 3 e ).
Pression ou avancement de l’outil. — Il faut encore, pendant que leporte-outil etfectue sa demi-révolution, qu’il avance transversalement, afinde prendre une nouvelle épaisseur du métal qu’il doit attaquer sur la pièceà travailler. Pour cela, à l’extrémité de la vis horizontale, à filet quarré t,que nous avons vu traverser le chariot porte-outil dans toute sa longueur,sont assujéties deux petites roues à rochets, u et u r , dont les dents sontinclinées dans un sens opposé ; dans les dents de la première s’engage uncliquet en fer v, et dans celles de la seconde un cliquet semblable «/, pluslong, et dont l’extrémité n’est évidemment pas de même forme; ces deuxcliquets sont assemblés, par articulation, à une même pièce courbe en fer v',ajustée sur le même axe que les roues et entre elles deux.
On peut ainsi faire tourner la vis de rappel dans un sens ou dans l’autre,et, par suite, faire avancer son écrou t' et tout le système du porte-outilà droite ou à gauche. Les cliquets sont mis en jeu par des bagues en fer v 2 ,placées sur la même tringle verticale N, et fixées à une distance calculée