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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
pour les faire marcher d’une quantité telle que leur roue respective puissetourner de trois, de deux ou même d’une seule dent, suivant la nature, ladureté de la pièce à raboter. On conçoit que l’avancement de l’outil estd’autant moins sensible que le métal à couper est plus dur, plus tenace, etpar conséquent plus difficile à travailler. II peut arriver aussi que l’on veuilleobtenir une surface bien plane, bien unie ; il faut de même, dans ce cas,que la pression soit très-faible : les bagues w 2 n’étant fixées sur la tringleque par des vis, permettent de les régler aussi exactement que possible,pour déterminer le plus ou le moins de pression de l’outil.
II serait aisé, du reste, de voir quelle devrait être la longueur de la por-tion circulaire dont chaque roue tournerait et ferait réciproquement tour-ner la vis sur laquelle elles sont montées, en admettant, par exemple, quele porte-outil dût s’avancer transversalement de 1 /2 millimètre à chaquecourse. En effet, le pas de la vis de rappel t est de 11 millimètres : elle nedoit donc tourner sur elle-même que de 1/22 de révolution par course, etcomme les roues précédentes ont chacune 55 dents, elles ne devront mar-cher chaque fois que
de 55 ; 22 = 2,5 dents,
ou deux dents et demie. On peut, dans certains cas, marcher à une pres-sion plus considérable, quand on veut raboter des pièces en fonte très-douce, et quand surtout on ne tient pas à obtenir une surface parfaitementlisse. Du reste, cette pression est aussi bien limitée par les dimensionsmêmes de la machine et surtout par celles du porte-outil ; comme il importebeaucoup que l’outil ne broute pas pendant le travail, il ne faut pas seule-ment qu’il soit bien assujéti, mais il est encore nécessaire de ne pas exigerqu’il enlève de trop forts copeaux à la fois, sans quoi on risquerait de dété-riorer les pièces principales du mécanisme en très-peu de temps. 11 estprudent, et nous dirons même indispensable, d’avoir, dans un établisse-ment de quelque importance, plusieurs machines à raboter, construitessur différentes forces, afin de pouvoir leur donner à chacune des piècesproportionnées à leurs dimensions.
Il est évident que les deux roues à rochets précédentes u et u' ne doiventpas marcher simultanément ; on a le soin de détacher le cliquet des dents decelle qui doit être arrêtée, pour que la vis de rappel obéisse au mouvementde celle en activité seulement. L’addition d’une seconde roue n’est appliquéeque pour ne pas être obligé de faire revenir le porte-outil sur lui-mêmeaprès qu’il a parcouru toute la largeur de la pièce ; on engage alors soncliquet dans sa denture et on débraye celui de la première roue pour effec-tuer la seconde passe. Il existe des machines de ce genre dans lesquelles,