PUBLICATION INDUSTRIELLE. 241
Ainsi la chaîne n’a jamais besoin de faire beaucoup plus d’une révolutioncomplète autour du treuil.
L’axe en fer P, qui porte ce treuil, le traverse dans toute sa longueur,et est fixé dans ses deux joues verticales, qui forment les bases de celui-ci,par des clés à demeure ; il est mobile dans des coussinets en bronze, en-castrés, comme le montrent les fig. 1 et 3, dans l’épaisseur des grandssupports de fonte G. A l’une de ses extrémités est montée la roue droiteen fonte O, par laquelle il reçoit son mouvement de rotation.
Cette roue O a 1“400 de diamètre primitif, et porte 105 dents de 10 cen-timètres de large ; elle est commandée par un pignon droit N, qui n’a que0 m 238 de diamètre et 18 dents ; son axe M, en fer forgé, porte du mêmecôté, mais en dedans des supports G, une roue droite L de 92 dents et de0 m 900 de diamètre primitif, et à l’autre bout une roue à rochet qui n’a puêtre représentée sur le dessin. Les coussinets dans lesquels cet axe estmobile sont ajustés sur les consoles intérieures/, venues de fonte avec lesmêmes supports. Enfin, dans le même plan horizontal, mais en dehors dubâtis, se trouve un axe en fer K parallèle au précédent, et portant, d’unbout, une roue droite J, de même diamètre et de même denture que cellequi lui est opposée L, et de l’autre, un pignon droit q de 11 dents, servantà communiquer le mouvement à celle-ci.
Une poulie cylindrique n (fig. 6 et 7) est venue de fonte avec le côté dela roue J pour être embrassée, dans une grande partie de sa circonférence,par un frein en fer méplat dont les deux branches o o' s’assemblent àcharnière vers la partie supérieure, et se lient de même aux extrémitésd’un levier à trois coudes p, avec lequel on peut manœuvrer ce frein, pourle serrer contre la poulie ou le rendre libre à volonté. On sait que l’objetd’un frein ainsi appliqué à une grue, est de permettre d’interrompre in-stantanément tout le mouvement de la machine, en supposant que la chargesoit abandonnée à elle-même ; cette application est de première nécessitédans les appareils de ce genre, pour éviter des accidents qui pourraientêtre extrêmement graves. Toutefois, ce frein exige la présence d’unhomme qui reste constamment appuyé sur le plus grand bras du levier p ,tant qu’on veut le maintenir serré contre la surface de la poulie, à moinsqu’on ne lie ce bras de levier en quelque point de la machine, ce qui n’estpas commode et serait d’ailleurs trop long; il est bien préférable, lorsquela charge doit rester suspendue pendant un certain temps, de l’y retenirau moyen d’une roue à rochet et de son cliquet ; du reste, comme on nepeut prendre trop de précaution dans ces circonstances, puisque la vie desouvriers y est exposée, il est prudent de serrer le frein en même tempsque la roue à rochet est engagée.
Sur l’arbre en fer H qui porte les deux manivelles k , auxquelles les
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