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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

hommes sont appliqués, lorsqu’ils doivent enlever la locomotive, sont ajustésdeux pignons de même diamètre et de même denture : l’un I est destiné àtransmettre le mouvement à la roue du frein, l’autre F à la roue opposéeL. Comme ces pignons ne doivent pas engrener en même temps avec leursroues respectives, leur arbre est disposé pour pouvoir glisser dans le sensde sa longueur ; il n’a donc pas d’embases vers les extrémités qui traversentles supports G, mais à son milieu il en porte quatre qui laissent entre ellesun même écartement, de manière à présenter trois gorges cylindriqueségales. Dans l’une de ces gorges on faittomberune espèce de main en fer/,qui l’embrasse sur la moitié de sa circonférence ; le centre d’oscillation oupoint d’appui de cette main est pris sur une entretroise en fer m, qui estboulonnée aux deux supports. Il est aisé de comprendre que, lorsque lamain est engagée dans la gorge du milieu de l’arbre H, comme on l’a sup-posé sur le dessin (fig. 2), cet arbre est maintenu dans une position telle,que les deux pignons qu’il porte n’engrènent, ni l’un ni l’autre, avec leursroues respectives ; mais, si on le repoussait vers la droite, par exemple, etqu’on engageât la main dans la gorge de gauche, le pignon I serait engrenéavec la roue du frein, et en faisant tourner les manivelles k, le mouvementserait communiqué au treuil avec une vitesse extraordinairement lente,mais aussi avec une puissance capable d’élever une très-forte charge. Si,au contraire, on repoussait l’arbre H de droite à gauche, et qu’on le main-tînt au moyen de la main engagée dans la dernière gorge à droite, ce seraitle pignon F qui engrènerait avec la roue L, et par la suite le mouvementserait transmis à l’arbre du treuil avec une vitesse plus grande que précé-demment ; mais la charge élevée serait proportionnellement moindre, enadmettant que la puissance appliquée aux manivelles restât la même.

Comme il est intéressant de connaître les charges que des hommes peu-vent être capables de soulever avec de tels appareils, et par suite le travailqu’ils sont susceptibles de faire, nous allons donner quelques calculs théo-riques que nous terminerons par les résultats de diverses expériences quiont été faites, en Angleterre, sur des machines analogues.

CALCULS DE LA GRUE ET RÉSULTATS D’EXPÉRIENCES-

Par les dimensions données aux engrenages de la machine, aux mani-velles et au treuil, il est aisé d’établir théoriquement le rapport de la puis-sance à la résistance, et de leurs vitesses respectives. Ainsi;, nous avons vuque le pignon I, qui doit commander la roue du frein J, ne porte que 11dents, et celle-ci 92 ; le rapport inverse entre ces deux engrenages est donc

92 ; 11 = 8,36.