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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
poussière, les petites pierres, et enfin en séparer les petites graines oules petits blés qui doivent être moulus séparément. Ce même blé passe doncainsi successivement de l’émoteur au nettoyeur puis au crible. La construc-tion comme la disposition de ces appareils est extrêmement variable,- nousavons eu l’occasion de donner, dans l’une de nos précédentes livraisons,le dessin et la description d’un appareil fort répandu et du système deM. Cartier; nous pensons qu’il serait superflu d’y revenir.
En sortant du cribleur, le bon blé, dégagé de la poussière et de toutesles graines étrangères qu’il contenait, est amené, soit par des conduits, soitpar des vis, jusque dans les trémies, qui sont directement placées à l’étageau-dessus de celui des meules. Quelquefois, on lui fait encore subir uneopération, celle du mouillage, qui consiste à le faire passer dans des cylin-dres à mouvement continu et à vis sans fin, constamment humectés d’eau.D’autres fois aussi, on le fait tomber des trémies entre des cylindres com-primeurs (1), où il se trouve concassé avant de se rendre aux meules. Cesdeux opérations ne sont pas indispensables dans un grand nombre de loca-lités, cependant sur de certains points de la France on les a jugées utiles,et les appareils destinés à cet usage sont employés avec fruit. Nous avonsdonné, dans le 6 e volume, les dessins d’un moulin complet, avec la disposi-tion générale des appareils et des mouvements ; nous parlons alors avecdétails de chacune de ces opérations successives qu’on fait subir auxblés pour en extraire des farines de l re , de 2 e et de 3 e qualité. Notre butprincipal aujourd’hui est de donner le gros mécanisme proprement dit d’unmoulin bien établi, avec les perfectionnements qui y ont été apportés ; lesdétails dans lesquels nous croyons devoir entrer, pour le faire bien com-prendre dans toutes ses parties, sont d’un trop grand intérêt pour que nousne cherchions pas à y apporter tous nos soins, et sont trop étendus pourque nous puissions traiter en même temps les autres appareils qui se ratta-chent à cette belle et intéressante fabrication.
Le mécanisme que nous avons choisi pour notre publication est celui deCorbeil, établi dans les moulins dits de la Réserve, dont nous avons donnéle moteur hydraulique dans notre première livraison. Cette usine, qui reliéeà celle dite, des Hospices, peut être regardée comme l’une des plus impor-tantes de France, contient douze paires de meules à l’anglaise , qui, en origine,étaient mises en mouvement par la même roue hydraulique. Le bâtiment,construit d’ancienne date, et servant à des moulins français qui ont été dé-truits, n’a pas permis, par sa structure, de disposer les mouvements et lesappareils de nettoyage et de bluttage dans les divers étages avec autantde facilité qu’on aurait pu le faire dans un local bâti exprès ; toutefois on
(1) Cet appareil est publié avec détails à la lin du 3e volume.