PUBLICATION INDUSTRIELLE. 255
sont plus élégants, moins chargés de fonte, moins lourds, et d’un aspectplus agréable, plus harmonieux.
Des meules. — Les meules fixes inférieures ou gisantes F', comme lesmeules mobiles supérieures ou courantes F 2 , proviennent de la Ferté-sous-Jouarre, qui est le pays le plus riche et le plus réputé pour les bonnes pierresmeulières. Elles ont l m 30 de diamètre extérieur sur 0 m 27 d’épaisseur, etsont formées de plusieurs carreaux réunis et scellés entre eux. Toutefois ilest bon d’observer que toute cette épaisseur n’est pas en meulière propreau moulage du blé ; elle comprend une forte couche de plâtre qui en formela moitié et quelquefois plus. Pour les meules courantes il est essentiel deleur donner cette épaisseur, afin qu’elles aient un poids suffisant pour letravail ; pour les meules gisantes, il est à peu près indifférent de les fairemoins épaisses, lorsqu’elles sont bien emboîtées, et que leur plan supérieura la hauteur convenable au-dessus du niveau du plancher du premier étage.Des meules bien faites, bien choisies, sont toujours disposées de telle sorteque les morceaux les plus durs, les plus vifs, et par suite les plus favorablesau travail du moulage, sont placés vers la circonférence, et ceux dont lapierre est moins serrée, moins ardente, se trouvent vers le centre. 11 estbon aussi de ne pas appareiller deux meules de même nature; il est préfé-rable de mettre une meule très-vive avec une autre qui l’est moins.
Ces meules de d”30, sont aujourd’hui le plus généralement adoptées enFrance , dans le système de mouture américaine, quoique des meules pluspetites ou plus grandes puissent remplir l’objet en leur donnant une vitesseconvenable; toutefois les expériences ont prouvé qu’il est bon de ne pastrop s’écarter des dimensions. Au centre de chaque meule est ménagée uneouverture cylindrique de 0 m 27 à 0 m 30 de diamètre, et appelée Yœillard (1) ; àpeu de distance decette ouverture, lesmeules sont raytmwées sur leur surfaceen contact. La forme et la disposition des rayons sont indiquées sur la fig. 5(pl. 27), qui fait voir le plan de deux meules gisantes; celles des rayons desmeules courantes sont évidemment les mêmes, seulement ces rayons secroisent avec les premiers, lorsque ces meules sont superposées. Laprofon-deur de ces rayons n’est pas de plus de 5 à 6 millimètres ; ils sont formésen plan incliné, pour présenter d’un côté une arête vive et tranchante quicoupe les grains de blé soumis à leur action, pour en faciliter le broiementcomplet, lorsqu’ils se présentent à l’action des parties pleines en contact.Ces parties pleines laissées entre les rayons, doivent former sur chaquemeule une surface exactement plane, et à cet effet, avant d’être livrées au
(1) Cet œillard est souvent de 0 m 32 à 0”> 35 de diamètre ; il n’y aurait aucun inconvé-nient qu’il fût encore plus grand ; nous avons vu des meules qui étaient ouvertes à 0“ iO.On les avait ainsi faites pour faciliter, nous dit-on, l’introduction de l’air entre lesmeules,et par ce moyen diminuer réchauffement delà boulange. ( Voir la l re liv. du tome 111 < ).