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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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précision, plus de minutie que pour le dressage, ce qui rend lapplicationdun procédé mécanique plus difficile. Ajoutons dailleurs, nous ne devonspas craindre de le dire, que les meules, telles que les livrent les fabricants,sont loin dôtre dressées et rayonnées au degré convenable pour être prêtesà mettre en moulage aussitôt quelles arrivent au moulin ; on passe sou-vent bien des semaines, et même des mois entiers, pour les redresser denouveau et les mettre dans un état de travail sinon parfait, du moins quipeut le devenir au bout de quelque temps (1).

Des fabricants de meules anglaises ont proposé, pour simplifier le rhabil-lage, de remplacer le rayonnage par des lames dacier, tranchantes, incrus-tées dans la surface travaillante de la meule. Ces lames, nétant pas fixéesdune manière invariable dans la pierre, pouvaient se démonter pour safûterchaque fois quil était nécessaire. Des meules ainsi confectionnées ont étéprésentées à lexposition de 1839, par MM. Blouet etC ie , mais nous nesachons pas quelles aient été appliquées dans quelque établissement,quoique ces messieurs disent que ces rayons ont la propriété de faireécouler plus rapidement la farine sans léchauffer.

Des fers de meules, nilles et manchons. Les meules courantessont maintenues en suspension à lextrémité des arbres verticaux en fonte G,appelés fers de meules; elles en reçoivent un mouvement de rotation con-tinue et extrêmement rapide, comme nous le verrons plus loin. Le meil-leur mode usité jusquici, pour lier le fer à la meule, est un manchonconique en fonte/, ajusté au sommet de larbre et fixé par deux nervures,et traversé par une nille à deux branches g, dont les extrémités sont incrus-tées et scellées dans la meule (Voyez la coupe, fig. 2); mais cette nille nestpas invariablement fixée avec le manchon, elle ny est quajustée de manièreà balancer sur son centre ; pour faciliter ce balancement sans décentrer lapièce et par suite la meule avec laquelle elle fait corps, au sommet delarbre est ajusté un pointai en acier i, terminé par une portion sphériquequi sert de pivot à la nille, laquelle est fraisée, à cet effet, à son milieu.De cette sorte la meule est comme tenue en équilibre en son point central ;par suite, lorsquelle tourne sur elle-même, entraînée par larbre, ellenéprouve aucune raideur, surtout si on a eu le soin de bien léquilibreravant de la mettre en place. Il est important, pour le bon effet du travailde la meule, que la nille soit placée de telle sorte que le contact du pointaià son centre se trouve à plus de la moitié au-dessus du plan inférieur ; ainsiil faut, pour une meule de 27 centimètres dépaisseur, combiner chaquepièce de manière que le sommet du pointai se trouve à 15 ou 16 centimè-tres environ de la surface travaillante.

(1) Nous avons donné dans la 1 livraison du tome iii, les détails dun instrument exé-cuté depuis peu pour le rhabillage des meules, et dont on paraît généralement satisfait.

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