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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
On le trouverait de même par la proportion inverse :
42 :114 :: 11,11 : x = 30,15.
Enfin la roue horizontale S, de 2 m 70, a 252 dents dont la largeur estde 0 m ,130, et dont le pas n’est que de 0 m ,0336; les pignons de meulesqu’elle commande en sont exactement le quart, ils portent donc 63 dents,de même largeur et de même pas, et leur vitesse est égale à
30,15 x 4 = 120,60 révolutions.
Ainsi, les pignons, les fers de meules et les meules tournent donc avecune vitesse de 120,6 révolutions par minute, quand la roue hydrauliquefait exactement trois tours dans le même temps ; et l’on voit que pourarriver successivement de cette faible vitesse du moteur à celle des mo-biles, les engrenages sont disposés de manière à ne pas dépasser lerapport de 1 à 4. On a évité ainsi de passer trop subitement d’une vitessetrès-petite à une autre très-rapide ; les mouvements sont tous bien pro-portionnés, et comme, à l’exception des deux premiers engrenages mo-teurs M et M' qui marchent avec des dentures brutes de fonte, tous lesautres ont leur denture, soit en bois, soit en fonte, bien tournée et tailléeà la machine, ces engrenages se conduisent avec une douceur et une régu-larité extrêmes.
A propos de ces roues taillées mécaniquement, qu’il nous soit permisd’abandonner un instant notre description peut-être trop aride et sévère,pour citer un court fragment d’un article sur l’Exposition de 1839, donnépar l’un de nos plus spirituels écrivains, M. J. Janin, dans le journal I’Ar-
TISTE :
« J’en étais là de ma contemplation, lorsque je fus abordé par un« ancien forgeron de mes amis, qui tient aujourd’hui une des plus« nobles places à la chambre des députés. C’est un homme d’un grand« esprit et d’un grand sens, qui comprend très bien, malgré son vif« amour pour le fer brut ou travaillé, que l’on aime avec passion les« toiles peintes par les grands maîtres, les marbres taillés par les habiles« statuaires, l’or et le bronze des grands ciseleurs... — Et nous voilà bras« dessus bras dessous, passant en revue et dans le plus grand détail«toutes les choses qui m’avaient échappé. Remarquez, me dit-il, cette« roue dentelée ; au premier abord vous croyez avoir affaire à toutes« espèces de roues telles quelles existent dans toutes les machines ; vous« êtes cependant en présence d’une grande perfection. Cette fois, loin de« se contenter d’un à peu près, le mécanicien a trouvé le moyen de faire« les dents de deux roues forcées à s’engrener l’une avec l’autre, de telle