PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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« façon que la cohésion est complète, mathématique, invariable; car ce« n’est plus la main de l’homme, toujours quelque peu incertaine et trém-ie blante, qui fabrique ces rouages divers, mais bien une machine pru-« dente, exercée et sûre de son fait. Par la force môme de cette cohésion« qui maintenant est inévitable, ne voyez-vous pas quelle force et quelle« puissance vont gagner les machines à venir? Ces roues diverses, qui,« pour agir, ont besoin d’entrer l’une dans l’autre, réunies désormais par«une cohésion invariable, ne dépenseront aucune force en pure perte.« Chaque tour, chaque mouvement aura son résultat immédiat ; pas de vide« et par conséquent un essor plus rapide. C’est un des produits de l’ex-« position que j’admire le plus, et cependant il est bien simple; mais,« comme vous le savez, la simplicité c’est la force. »
Disons, pour terminer cette citation, un mot du rapport du jury centralde l’Exposition des produits de l’industrie nationale :
« MM. Cartier et Armengaud ont monté des machines spéciales pour« tailler les engrenages, soit de bois, soit de fonte. Par les procédés de ces« industriels, on peut se dispenser de faire venir au moulage les dents des« roues ; elles sont enlevées mécaniquement dans la masse de la jante. Les« machines de MM. Cartier et Armengaud peuvent aussi facilement tailler« les roues à dents intérieures ou extérieures ; cette propriété est précieuse« dans certains cas, etc. »
Nous renvoyons au v e volume qui comprend une table et des donnéespratiques sur la force des dents des engrenages. Nous faisons voir qu’avecdes dentures bien faites, on peut sensiblement diminuer les dimensionsétablies jusqu’ici. En construisant des roues avec des dentures fines, on al’avantage de faire engrener un plus grand nombre de dents à la fois : lapression se partage sur toutes celles en contact; elles fatiguent moins etpar suite elles s’usent fort peu, tout en transmettant de grands efforts. Ilest toujours préférable d’augmenter la largeur des dents plutôt que leurépaisseur, pour la bonne marche d’un engrenage, quand elles sont tailléesavec précision (1).
Engreneürs ou distributeurs de blé. On s’est servi pendant bienlongtemps d’une trémie et d’un auget placés au-dessus de chaque paire demeules pour y conduire le blé à moudre, et un papillon monté sur le som-met du fer, donnant à l’auget un mouvement vacillatoire, y faisait tomberle blé en petite quantité. Mais outre que ce procédé avait l’inconvénientde ne pas alimenter d’une manière régulière, il produisait un bruit dés-
(1) Dans l’un des derniers moulins à l’anglaise montés par MM. Cartier et Armengaud,ces constructeurs ont réduit le pas des dents de la roue horizontale et des pignons demeules à 27 rnill.; les dents de ceux-ci n’ont que 12 mill. d’épaisseur.