PUBLICATION INDUSTRIELLE.
269
bois mince, mais consolidé en dedans par des traverses en chêne, afin depouvoir soutenir une certaine charge sans céder ; à leur centre est pratiquéeune ouverture circulaire qui donne entrée à l’air extérieur, et qui n’a pasmoins de 0” 40 de diamètre.
Récipient a boulange. — Dans un grand nombre de moulins anglais , onrecevait la mouture, à la sortie des meules, dans des boîtes verticales, appe-lées anches, qui descendaient jusqu’au rez-de-chaussée, et de là elle était re-montée dans les bluteries. Plus tard il fut apporté des modifications impor-tantes ; les anches conduisirent la farine dans un grand récipient circulaireplacé autour du beffroi, un peu au-dessus du sol du rez-de-chaussée, et quirecevait un mouvement de rotation extrêmement lent, afin de présenter laboulange à l’air et de la laisser refroidir; un élévateur, ou chaîne à godetsmise en communication à un point du récipient, emportait la mouture etl’élevait dans les étages supérieurs pour la verser dans la chambre du râteauou du refroidisseur. Cette disposition pour laquelle MM. Feray et C ie ,d’Essonne , prirent un brevet d’invention de dix ans en 1833, quoique biensupérieure à celle employée précédemment, présentait cependant plusieursinconvénients. Ainsi, le récipient étant à découvert, il se produisait uneévaporation continuelle de folle farine qui se répandait sur tous les mou-vements, et formait dans les coussinets, sur les engrenages, une espèce deboue, qu’il fallait nettoyer souvent. De plus, le mécanisme était compliquéet devenait fort coûteux ; il ne supprimait pas les anches qui obstruaientune partie du mécanisme et dans laquelle il se produisait une pâte collanteet de mauvaise odeur, qu’il était nécessaire d’enlever presque chaque jour.
En 1836, M. Cartier, qui avait reconnu tous les inconvénients des diverssystèmes de récepteurs en usage, trouva une disposition beaucoup pluscommode et bien moins dispendieuse. Elle fut appliquée depuis, non-seu-lement dans tous les moulins qu’il a montés, mais encore par plusieursmécaniciens qui en reconnurent les avantages. Comme il se fit breveteralors pour cette nouvelle disposition, quelques-uns lui demandèrent l’au-torisation d’en faire l’application, d’autres ne craignirent pas de le contre-faire. Au reste ce brevet est aujourd’hui expiré.
Dans le système de M. Cartier, les anches sont complètement supprimées,elles ne viennent donc plus obstruer une partie du mécanisme; il n’existepas non plus de récipient mobile dans le bas du rez-de-chaussée, maisseulement une auge circulaire X , en bois ou en tôle, placée dans l’épais-seur du plancher même des meules, au centre du cercle qu’elles occupent.Cette auge est fixe, supportée sur les branches du croisillon en fonte R,au-dessus duquel elle est élevée à une hauteur convenable. Elle reçoitdirectement la mouture sortant des meules, par de petits conduits inclinésb', indiqués fig. 2, pl. 25; des palettes en bois x’ se promènent, en tour-