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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

CHARIOT APPLIQUÉ A LA MACHINE,

POUR RABOTER C1RCULVIREMENT,

Pour compléter les documents que nous avons à donner sur cette ma-chine, nous avons ajouté le double chariot horizontal représenté sur lesfig. 15 et 16, pl. 31. Ce chariot est adapté à l’arbre alésoir, et est destiné àdresser horizontalement la surface de certaines pièces que l’on ne pourraitpas commodément faire sur le tour, comme, par exemple, pour dresser latête d’une bielle de machine à vapeur ; et d’ailleurs ce chariotage évitedans certains cas un déplacement et le remontage de la pièce sur le tour.Ainsi, pour la manivelle que nous avons figurée sur le dessin (fig. 1 et 6),on peut, après avoir effectué l’alésage des deux trous, en dresser la surfaceextérieure sur la machine même, et ne pas être dans l’obligation de latransporter sur le plateau d’un tour. Nous croyons que c’est M. Cavé qui,le premier, a fait cette heureuse application d’un chariot marchant circu-lairement à l’arbre vertical d’une machine à aléser; il y a déjà bien desannées qu’il en fait usage, et c’est chez ce constructeur que nous avonsrelevé celui qui est représenté pl. 31.

Ce chariot est, du reste, d’une grande simplicité. Il se compose de deuxbranches en fonte V, qui s’assemblent entre elles par des boulons, et quis’adaptent à la partie inférieure de l’alésoir G, par une clavette méplate enfer, afin d’être entraînées dans le mouvement de rotation imprimé à celui-ci. Dans l’intérieur de ces branches sont logées des vis de rappel X, à filettrès-fin, et qui portent chacune à leur tête une étoile Z (fig. 18) à six ouhuit rayons ; ces étoiles rencontrant, dans le mouvement de rotation duchariot, un obstacle que l’on a préalablement fixé au plateau D de la ma-chine, tournent sur elles-mêmes d’une certaine quantité, et par suite fonttourner avec elles les vis de rappel d’une quantité correspondante, et quin’est toujours que d’un sixième ou d’un huitième de révolution.

Une pièce en fer Y, que nous pouvons appeler le porte-outil, est traver-sée par l’une des vis de rappel, à laquelle elle sert d’écrou, et comme elle estexactement ajustée dans l’intérieur de la branche Y, qui a été dressée à ceteffet, elle est forcée de marcher, quand la vis tourne, soit vers le centredu plateau, soit au contraire vers la circonférence. L’outil en acier fonduz, qui doit raboter, est fixé à la partie inférieure de la pièce V, au moyende deux vis de pression. Quand on s’attache peu à la forme de l’outil, onle prend dans la barre d’acier même, que l’on courbe et dont on affûtel’extrémité en grain d’orge ou en crochet.