PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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ture i' qui s’élève jusqu’à la chapelle en bronze G, laquelle renferme lasoupape de distribution. Cette soupape est un tronc de cône en cuivre E,terminé par une base sphérique, qui doit s’appliquer exactement sur sonsiège de même forme, préparé sur la plaque, à l’entrée de l’orifice circu-laire », à côté de l’ouverture précédente. Lorsque cette soupape est fermée,il n’y a pas de communication entre les deux parties du canal e avec leprolongement duquel se raccorde le tuyau coudé g. Mais, dès que la sou-pape est soulevée, la vapeur qui arrive de la chaudière peut passer de lapremière partie du conduit dans la seconde, et par suite s’introduire dansle cylindre. Il ne s’agit donc que de donner à cette soupape un mouvementalternatif, pour permettre l’introduction de la vapeur, ou l’intercepter àpropos.
Le moyen employé à cet effet est un excentrique circulaire S, qui, em-brassé par une bague en cuivre liée à une longue tringle T, fait monter etdescendre successivement l’axe horizontal r, et avec lui la tige de la sou-pape. Il est évident que si l’admission de la vapeur devait se faire pendanttoute la course ascendante du piston, cette soupape devrait être ouvertependant tout ce temps ; mais si, au contraire, on veut marcher à détente,c’est-à-dire intercepter l’entrée de la vapeur en un certain point de lacourse du piston, au milieu par exemple, il faudra alors que la soupape seferme en ce point. L’auteur est arrivé à produire cet effet par l’excentriquemême, et d’une manière bien simple.
Que l’on conçoive le centre de l’excentrique placé en S 7 (fig. 11 ), surune ligne à 45°, lorsque la manivelle et le piston sont au bas de leurcourse, et que la machine doit marcher dans le sens indiqué par la flèche;que l’on suppose aussi qu’en cet instant la soupape commence à s’enleverde son siège, parce que préalablement on a réglé le point d’attache de latige F avec l’axe r, à l’aide de la bride méplate et taraudée s ; il est évi-dent que, pendant que le piston montera, l’excentrique fera monter latringle T, l’axe r, la tige F, et avec elle la soupape E ; cette dernièresera à son plus haut point d’élévation , au moment où le centre S 7 seraarrivé sur la verticale en S 2 , la manivelle aura parcouru un angle de 45 de-grés; pendant qu’elle va continuer son mouvement, l’excentrique tour-nant toujours dans le même sens, son centre arrivera bientôt en S 3 sur uneligne perpendiculaire à la première S 7 II, la manivelle deviendra alors ho-rizontale, le piston sera très-peu au-dessus du milieu de sa course, et lasoupape E descendra sur son siège. Il est aisé de reconnaître que si l’onavait voulu détendre plus tôt, il aurait suffi de régler la tige de la soupapede manière qu’elle ne commençât à être soulevée que lorsque le centre del’excentrique serait au-dessus de S 7 , et par conséquent elle aurait étésoulevée à une moindre hauteur, et serait retombée plus tôt sur son siège.