APPLIQUÉ
AUX ROUES HYDRAULIQUES ET AUX MACHINES A VAPEUR ,
PAR
M. L. MOLINIÉ , de Saint-Pons (Hérault ).
SIÈGE DE I/EXPLOITATION ‘
Chez M- Molinié, neveu, rue des Trois-Bornes, à Paris .
(planche 33.)
On sait depuis longtemps combien il est important, dans une fouled’usines, de manufactures, d’avoir une grande régularité dans la marchedes appareils qui y sont en activité. Il ne faut pas seulement que les ma-chines conservent leur vitesse normale, quand elles sont toutes en action,mais bien aussi lorsque plusieurs d’entre elles sont arrêtées, et que parsuite la résistance devient bien moindre; il faut nécessairement que lapuissance du moteur diminue graduellement afin de maintenir la vitessede régime.
On conçoit, en effet, que, tant que les efforts à vaincre restent sensible-ment les mêmes, ou qu’ils ne varient que dans des instants très-courts, lemouvement peut être suffisamment régularisé par un volant, quand celui-ci a été convenablement calculé. Mais lorsque les résistances sont suscep-tibles de varier notablement, comme, par exemple, dans une filature delaine ou de coton, dans un atelier de tissage mécanique, etc., où souventun grand nombre de métiers sont arrêtés à la fois , il faut évidemmentappliquer des appareils qui permettent de réduire proportionnellement lapuissance du moteur, si on ne veut pas recourir aux soins de l’ouvrier tropsouvent distrait, peu attentif, ou sans l’intelligence nécessaire.
Pour arriver à mettre ainsi la puissance constamment en rapport avecla résistance, on a généralement fait jusqu’ici l’application de l'appareilconnu sous le nom de pendule conique ou de modérateur à force centri-fuge, semblable à celui que nous avons eu l’occasion de décrire avec lamachine à vapeur de Saint-Ouen . Mais, il faut le dire, cet instrument,