PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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un appareil qui fût aussi simple de construction, et qui ne présentât pas lesinconvénients de celui-ci. Propriétaire d’une filature dans son pays, il avaitcompris toute l’importance de la grande régularité dans le mouvement desmétiers. Aussi travailla-t-il avec une persévérance vraiment digne d’élogespour parvenir au but.
Comme dans le modérateur à force centrifuge les difficultés et les im-perfections qu’il présente résident dans le principe même sur lequel ilrepose, encore plus que dans sa construction, l’auteur du nouveau régula-teur que nous allons faire connaître, avait bien senti qu’il était indispen-sable d’établir l’appareil sur un principe tout à fait différent, et qui fûtd’ailleurs d’une sensibilité très-grande, sans produire ces oscillations con-tinuelles des boules, et surtout sans être aussi restreint que celles-ci dansson action.
Les documents les plus flatteurs que nous avons reçus directement surce régulateur, d’un grand nombre de fabricants et de manufacturiers très-recommandables , dont plusieurs sont de nos abonnés, nous ont engagé àdemander à M. Molinié l’autorisation d’en donner le dessin dans cettepublication ; cet inventeur, avec une obligeance toute particulière, a bienvoulu nous mettre à même non-seulement de relever l’appareil avec tousses détails, mais encore nous donner les renseignements nécessaires pouren faire une description complète, et nous communiquer les certificats,fort honorables pour lui, qui lui ont été adressés par les propriétaires desusines dans lesquelles son appareil a été mis en usage.
Ayant pris naissance dans le pays même de l’auteur, cet appareil a dûse répandre d’abord dans tout son département, puis dans les départementscirconvoisinset industriels, oùbientôt on reconnut tous les avantages qu’onen tirerait ; de sorte qu’aujourd’hui on compte, en France , plus de 500régulateurs-Molinié appliqués à des usines hydrauliques, et J 50 à des usinesà vapeur. Ces appareils ne sont encore employés que dans 34 ou 35 dépar-tements. Remarquons que leur exploitation ne date que de 1838 pour lesroues hydrauliques, et seulement depuis 1840 pour les machines à vapeur.
Si aux faveurs accordées à cet appareil par les industriels français nousajoutons celles des autres pays qui l’ont adopté, on pourra dire sans craintequ’il est destiné à devenir bientôt d’une utilité générale. Déjà près de 50régulateurs semblables fonctionnent en Suisse et dans le Piémont , où l’onen monte tous les jours. Ils ont été également exportés en Belgique , en Hol-lande, en Prusse, en Saxe, en Autriche, en Bavière , dans le Wurtemberget le grand-duché de Bade, par M. Jacob fils, qui a pris dans chacun de cespays un brevet d’importation. Ils sont aussi connus en Angleterre, enÉcosse , en Irlande, où une patente a été prise par M. Hannuic ; en Es-pagne, par M. Joucla fils, et même en Amérique , où plusieurs ont été direc-