PUBLICATION INDUSTRIELLE.
331
couvert par des clapets en cuir d et g , qui, en s’ouvrant alternativement,donnent entrée à l’air des soufflets dans le récipient ou réservoir supé-rieur J.
Sur le contour de la base inférieure de ce plateau est attaché le cuir quiforme le premier soufflet cylindrique G, et de même sur son bord supé-rieur est attaché le cuir qui doit former le récipient flexible J.
Au-dessous du premier soufflet G est un second générateur semblable G',qui sont liés ensemble par le diaphragme commun H, lequel est mobile,parce qu’il est adapté par des clavettes aux deux tiges verticales Q, qui,guidées par les plateaux fixes A et F, reçoivent à leur sommet un mouve-ment rectiligne qui leur est communiqué par les bielles O : celles-ci sontassemblées, par articulation, aux manivelles de l’arbre coudé N, qui porteles deux poulies P et P'. La première, fixe sur cet arbre, est commandéepar le moteur même de l’établissement, et en reçoit une vitesse de rotationproportionnelle à celle que doivent avoir les machines à mouvoir ; la se-conde est folle pour interrompre l’action de l’appareil au besoin.
Ainsi, lorsque l’arbre coudé N est en marche, les tiges verticales Q sontobligées de monter et de descendre, et avec elles le diaphragme mobile H,qui, de cette sorte, fait agir alternativement les deux soufflets cylindriques.Or, la base du premier plateau A, qui porte tout l’appareil, est percée à soncentre d’une ouverture circulaire de 0 ,n 0i de diamètre, qui donne entréeà l’air extérieur, et sur laquelle est placé un clapet de cuir b, qui, pendantl’aspiration, se soulève, pour se fermer aussitôt que le diaphragme com-mun H commence à descendre. Celui-ci est aussi percé latéralement d’unorifice rectangulaire qui donne également entrée à l’air atmosphérique, etqui se rend, en traversant l’épaisseur du métal, jusque vers le centre, oùcette ouverture prend la forme circulaire, pour conduire l’air aspiré par lesoufflet <7, dans l’intérieur de celui-ci.
Cet air est naturellement refoulé dans le récipient élastique, toutes lesfois que le diaphragme mobile s’élève, parce qu’il fait ouvrir le clapet g, quirecouvre l'orifice de communication de ce réservoir avec le générateur G.De même , l’air aspiré par le second soufflet G' est aussi refoulé dans lemême réservoir E, parce que cet air, conduit par la poche en cuir élastique e,fait ouvrir le deuxième clapet d , dont le plateau fixe est encore muni.Chacun des deux générateurs envoie donc successivement tout l’air qu’ilsaspirent de l’extérieur dans le récipient J. Les constructeurs ont remplacé,depuis peu, cette poche de cuir e , par un conduit en cuivre qui se placealors en dehors des soufflets ; cette disposition est beaucoup plus commodeet plus avantageuse, en même temps qu’elle rend le système bien plus du-rable et exempt de fuites. Ils ont aussi remplacé l’arbre à manivelle, et lespoulies qui lui donnaient un mouvement de rotation continu , par un sys-