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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
tème de tringle qui communique directement aux tiges Q le mouvementrectiligne alternatif qu’elles doivent avoir, ce qui simplifie encore l’appareil.
Jusqu’ici la construction de cet appareil ne présente réellement rien departiculier, et devient facile à comprendre, puisqu’il ne consiste que dansla combinaison de deux soufflets cylindriques superposés, recevant unmouvement alternatif que l’on fait commander directement par le moteurhydraulique ou à vapeur. Cette combinaison de deux soufflets rend l’in-sufflation plus continue, et permet ainsi d’obtenir plus de régularité dansla fonction de l’appareil (1).
Mais là n’est pas la partie essentielle, la partie constitutive, Y âme de lamachine. Nous avons dit que le récipient J est flexible, c’est-à-dire qu’ilpeut augmenter ou diminuer de capacité. A cet effet le plateau supérieurK, qui le ferme, est libre et susceptible de monter ou de descendre.
Or, voyons comment ce mouvement alternatif d’ascension ou de des-cente peut être produit, et comment par suite cette action peut être transmise, soit à la vanne d'une roue hydraulique, soit à la valve d’une machineà vapeur.
Puisque les deux soufflets cylindriques G et G' envoient successivementtout l’air qu’ils aspirent dans le récipient J, il faut évidemment, pour qu’ilne puisse s’y accumuler, pratiquer sur celui-ci une ou plusieurs ouvertures,disposées de telle sorte que lorsque le moteur et par conséquent l’appareilsont à leur vitesse de régime, le plateau K du réservoir reste complètementimmobile, ce qui a nécessairement lieu si l’air, refoulé par les soufflets,trouve une issue suffisante pour sortir sans obstacle en égale quantité. Ilfaut de plus, quand l’état normal est changé, que la vitesse de régime estaugmentée ou diminuée, que le plateau mobile s’élève ou s’abaisse , ce quiaura lieu si l’air ne peut s’échapper du réservoir en aussi grande quantitéqu’il y a été refoulé, ou si, au contraire, il trouve une issue plus considé-rable que celle nécessaire. Cette combinaison est beaucoup plus difficilequ’elle ne le paraît au premier abord, comme on pourra le comprendrebientôt; mais empressons-nous de dire que l’auteur est parvenu à sur-monter les difficultés d’une manière bien ingénieuse et fort remarquable.
Sur le plateau K est percé un orifice conique l, qui n’a pas plus de10 millimètres de diamètre à la plus grande base. Cet orifice peut être plusou moins fermé à l’aide d’une vis de rappel à pointe conique m , qui estmaintenue dans sa verticalité par une chape en fer n formant écrou(fig. 7), et appliquée sur le plateau par deux vis.
(1) L’auteur, craignant, en origine, de ne pas avoir assez de régularité, avait cru devoirdisposer trois soufflets marchant alternativement, au lieu de deux seulement; mais il areconnu depuis que la disposition actuelle était bien suffisante, et il s’est plus particuliè-rement arrêté à celle-ci.