PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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On conçoit déjà que par cette disposition on pourra régler le passagequ’il sera nécessaire de ménager entre l’ouverture l et la pointe de la vis,et on la maintiendra dans sa position, à l’aide d’un ressort à couteaumince o , qui tend toujours à s’appuyer contre la tête dentelée de la vis.Mais cette ouverture ainsi réglée n’est pas suffisante pour régulariser laquantité d’air qui peut en sortir. En effet, quoique le plateau mobile K soitéquilibré, pour les résultats qu’il aurait à vaincre, soit en montant, soit endescendant, il n’en pourrait pas moins laisser sortir par une même ouver-ture, et sans bouger, des volumes d’air bien variables, parce que le volumed’un fluide sortant d’un orifice donné ne dépend pas seulement de la sec-tion de cet orifice, mais aussi de la vitesse d’écoulement; ainsi plus cettevitesse sera considérable, la section de l’ouverture restant la même, plusl’écoulement sera rapide.
M. Molinié a tellement bien compris cet effet, que dès l’origine il s’estoccupé de rechercher le moyen de rendre la section de l’ouverture desortie variable par le mouvement même du plateau, tout en permettant dela régler au besoin suivant la vitesse normale qu’on veut donner à l’appareil.Au lieu de la vis de rappel m, l’auteur fait aujourd’hui l’application d’unetige conique nJ (voy . le détail fig. 12), qu’il adapte, par sa partie supé-rieure, à l’aide de deux écrous, au bord supérieur du plateau mobile ; cettetige porte ordinairement 7 à 8 millimètres de diamètre vers sa partie infé-rieure, et seulement 5 millimètres dans le haut ; du reste, la conicité de latige, ou la différence entre les deux diamètres extrêmes, est à la disposi-tion de l'ouvrier monteur qui la modifie suivant les besoins, et quand il enreconnaît l’urgence. Cette tige glisse verticalement, et avec liberté, dansun tube en cuivre n' coudé, pour s'appliquer à vis contre le disque fixe F,qui le met en communication avec le récipient.
Le tube n' est complètement fermé dans le bas, mais percé vers sonsommet, d’une ouverture qui est égale au plus fort diamètre de la tige, desorte que, lorsque celle-ci est descendue, comme le montre le dessin,fig. 12, il reste entre elle et le bord de l’ouverture un espace annulairede 1 à 2 millimètres de largeur, et peut ainsi donner issue à l’air du réser-voir; mais lorsqu’au contraire la tige est tout à fait élevée, elle remplitcomplètement l’orifice supérieur du tube qui se trouve ainsi fermé, l’airdu récipient ne peut donc s’en échapper.
D’après cela on peut concevoir qu’à mesure que le plateau mobile s’élè-vera, ce qui ne peut avoir lieu que par une plus grande affluence d'air dansle réservoir, et par conséquent par une plus grande pression de ce fluide,la tige m', montant avec lui, rétrécira de plus en plus l’ouverture du tube ;de cette sorte, il peut s’établir une espèce d’équilibre entre l’entrée et