334
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
la sortie de l’air, équilibre d’où l’on fait dépendre la rotation régulière desmachines en mouvement.
A cet effet le plateau mobile K est taraudé à son centre pour y recevoirl’extrémité d’une tige verticale L, qui traverse le guide fixe placé au som-met du chapiteau C, pour s’adapter à une cordelette que l’on fait passer surdes poulies de renvoi R et R', et que l’on accroche par l’autre extrémité,soit à une vanne additionnelle en tôle S,lorsque le régulateur est appliquéà une roue hydraulique, soit au levier U / , d’une vanne circulaire, quand ilest appliqué à une machine à vapeur. L’idée de la vanne additionnelle estun complément naturel de l’invention de M. Molinié et qui rend l’applica-tion de l’appareil très-facile, et en même temps générale sur tous lessystèmes de roues à eau.
On sait, en effet, que presque toutes les fois que l’on a appliqué un mo-dérateur à boules à un moteur hydraulique, on a cherché à agir sur lavanne même, de sorte qu’il fallait dépenser une puissance considérablepour qu’il pût opérer sur cette vanne, souvent fortement retenue dansses rainures par la pression de l’eau ; aussi ne pouvait-on produire d’actionque par une multiplication d’engrenages, qui, par cela même qu’ils ralen-tissaient le mouvement pour augmenter la force, atténuaient les effets dupendule. Et le plus ordinairement il en résultait la rupture que nous avonssignalée dans la première note qui précède.
Par l’addition d’une vanne accessoire, placée derrière la vanne motrice,on peut être certain de vaincre la pression de l’eau, quelque variablequ’elle soit, surtout si l’on a eu le soin de l’équilibrer préalablement parun contre-poids, comme celui M adapté à la tringle L. On peut, pour plusde sûreté, faire fondre une boule creuse, et y couler ensuite la quantité deplomb nécessaire, de manière à rendre son poids capable de vaincre celuide la vanne et tous les frottements. La disposition de cette vanne addition-nelle est nécessairement variable suivant les circonstances, suivant lesadmissions d’eau. Ainsi dans la figure l re , où l’on a supposé l’appareilappliqué à une roue à augets qui reçoit l’eau à son sommet et par unorifice chargé U , la hauteur de cet orifice étant peu considérable, et parconséquent le jeu de la vanne principale d’admission T étant limité dansquelques centimètres, on a pu établir la vanne régulatrice S tout à faitdroite, et accrochée par des pistons s à de longs tirants en fer mince t,articulés à leur extrémité fixe. Le léger mouvement d’ascension ou dedescente que cette vanne aura à faire pendant l’action de l’appareil, étanttoujours très-petit, ne sera pas gêné par ces tirants dont les crochetspermettent assez de liberté dans leurs pitons.
Dans d’autres cas, on donne à la vanne régulatrice une forme cylin-drique comme on l’a représentée sur les figures particulières 8 et 9. Dans