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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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l’une on suppose la charge d’eau sur l’orifice considérable, et par suite quela hauteur est très-variable ; il est essentiel alors d’adopter cette formecintrée : cependant on doit chercher à donner aux tirants le plus de lon-gueur possible, pour que la courbure et le cercle décrits par la vannesoient moins sensibles. Dans le cas d’une vanne en déversoir, comme onl’a supposée sur la fig. 9, on doit disposer la communication de la vannerégulatrice avec l’appareil, de manière que cette vanne diminue la hauteurde l’orifice, en s’élevant et non en baissant comme dans les cas précé-dents ; on peut aisément disposer un renvoi de mouvement pour que ceteffet ait lieu, et M. Molinié a déjà eu occasion de l’appliquer plusieursfois. On peut même s’arranger, lorsque la lame d’eau au-dessus du col decygne est susceptible d’être très-grande et aussi très-variable, pour rendrela vanne régulatrice S solidaire avec la vanne moulante T, de manière queles points d’appui des tirants changent en même temps que l’on opère lechangement de cette dernière vanne, ce qui peut avoir lieu à diversesépoques de l’année (1).

Pour l’application de l’appareil à une machine à vapeur, on fait attacherla cordelette S à l’extrémité inférieure $ f d’un secteur monté sur l’axe hori-zontal de la valve; et à l’angle opposé t 'de ce secteur est suspendu un poidsT' qui domine quand le plateau K s’élève, et par conséquent fait fermerla valve, et qui, au contraire, est dominé lorsque ce plateau descend pourouvrir cette dernière. Quelquefois on se sert de tringles raides et de leviersen place de cordelettes.

Mais en même temps que le régulateur est appliqué à la valve d’admissionde vapeur, M. Molinié le fait également agir sur le registre de la cheminée,pensant avec juste raison que lorsque la résistance diminue, et que parsuite la force du moteur doit décroître dans le même rapport, il faut aussiralentir l’action du feu dans le fourneau, et à cet effet affaiblir le tirage,et réciproquement. C’est ainsi qu’on peut arriver à produire non-seulementun mouvement régulier, quelles que soient d’ailleurs les variations de ré-sistance, mais encore à économiser le combustible.

Si on a bien compris la relation qui existe entre le régulateur proprementdit et le mécanisme de la vanne additionnelle, ou de la valve d’admission,

(1) L’application d’une vanne additionnelle, libre, plane ou cylindrique, et agrafée à destirants qui permettent de la mobiliser avec la plus grande facilité, est, selon nous, uneidée fort heureuse, que nous regardons comme une découverte aussi neuve qu’indispen-sable dans les usines hydrauliques, pour tirer d’un régulateur, quel qu’il soit, le meilleurparti possible.

La grande quantité d’appareils que M. Molinié a déjà établis, l’ont m ; s à même de modi-fier infiniment la forme de ces vannes, pour rendre utile l’effet de son régulateur dans laplupart des cas : aussi, depuis son brevet d’invention, il a pris plusieurs brevets de per-fectionnement, soit pour ses divers systèmes de vannes, soit pour son appareil même.