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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
boulon par lequel il est assemblé, par articulation, aux deux chapes enfer c, qui elles-mêmes le retiennent au balancier mobile C.
Ce balancier est une forte pièce coudée, en fonte, qui, d’un bout, estrenflée pour se monter sur le tourillon en fer B, qui traverse horizontale-ment l’œil pratiqué dans les deux joues parallèles du bâtis, entre lesquellesle balancier doit se mouvoir. A l’autre bout, ce balancier forme une fourcheà deux branches pour recevoir un galet cylindrique D qui est libre sur sonaxe; il est représenté en détail flg. 6.
Un excentrique en fonte E, à figure elliptique, est fixé sur le milieu del’arbre principal F, par lequel il reçoit un mouvement de rotation très-lent et qui peut varier entre 7 et 10 révolutions par minute. A chaque ré-volution correspond un coup de balancier, et par conséquent une rivurefaite ; la forme donnée à l’excentrique est symétrique, pour que le balan-cier mette autant de temps à descendre qu’à monter; cette disposition esttrès-convenable, parce qu’elle donne le temps, pendant que le poinçon seretire, de changer la position de la chaudière à confectionner, de mettreun rivet dans une nouvelle ouverture et de le remettre en place. Ce tempsest encore fort court, car, en admettant que l’arbre F fasse 7 1/2 révolu-tions par minute , on voit que l’excentrique décrira sa circonférence en8 secondes ; par conséquent, le balancier mettra 4 secondes à s'élever, etpar suite le poinçon mobile b mettra le même temps à s’avancer contre lerivet pour le former; il restera donc 4 secondes pour effectuer le chan-gement.
Or deux hommes et deux enfants sont ordinairement occupés à cetteopération; les premiers pour faire tourner la chaudière sur elle-même, cequi est facile, car on voit par la fig. l re de la planche 34 que les premièresfeuilles assemblées sont suspendues par quatre chaînettes N au crochetd’une chape mobile P, qui porte une moulïle à l’aide de laquelle la partiefaite de la chaudière peut être élevée à plus ou moins de hauteur. Pendantque ces hommes placent les deux feuilles à river, qui sont appliquées l’unecontre l’autre, de manière à faire correspondre successivement les trousqui y sont préalablement percés le plus possible en face du poinçon mo-bile, les enfants ne cessent d’ajuster les rivets, qu’ils chauffent au rouge,dans les trous qui suivent. Ces ouvriers doivent aussi être tout prêts à ar-rêter la machine, pour que, dans le cas où ils ne seraient pas en mesure,ils soient à même d’éviter des accidents.
La disposition du mouvement adopté, pour cela, par l’inventeur ne paraîtpas satisfaisante. En effet l’axe J, qui doit commander l’arbre de l’excen-trique, reçoit son action du moteur par la poulie K qui est fixe sur lui, etson mouvement est interrompu en faisant passer la courroie de cette pouliefixe sur la poulie folle K'. Mais cet axe porte à l’autre extrémité un volant,