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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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qui, dans ces sortes d’opérations, est d’une nécessité absolue. Or on con-çoit que l’on ne peut arrêter aussitôt que la courroie est renvoyée de lapoulie fixe à la poulie folle par l’énergie acquise dans le volant; celui-citend à faire continuer le mouvement pendant plusieurs tours, et commele pignon droit I, placé près des poulies pour transmettre le mouvementà la roue droite G, est solidaire à l’axe J, il en résulte évidemment quel’arbre F est aussi obligé de tourner d’une certaine quantité.

Ainsi par cette disposition on ne peut interrompre l’action de la machineimmédiatement, ce qui est, selon nous, un très-grand défaut, car lorsquependant le travail on a besoin d’arrêter, c’est souvent par urgence, et sil’arrêt n’est pas subit, l’accident qu’on voulait éviter a également lieu. Cen’est pas l’axe J lui-même qu’il importe d’arrêter, mais bien le pignonqu’il porte ; il est évident qu’en débrayant celui-ci la marche de l’excen-trique est aussitôt interrompue, et le volant peut cependant continuer àtourner : MM. Meyer, en voulant mettre cette machine en activité dansleurs ateliers, reconnurent dès les premiers jours ce grave inconvénient,et cherchèrent à y porter remède. Ils s’occupent en ce moment d’établirun système de désembrayage, qui, en rendant à volonté le pignon fou surson axe, permettra d'arrêter immédiatement et toutes les fois qu’il seranécessaire.

Le rapport du pignon I à la roue qu’il commande est comme 1 : 6 ;ainsi la vitesse de l’axe J n’est que de 42 tours par minute, quand celle del’excentrique est de 7 tours, c’est-à-dire lorsque le balancier donne 7 coups :elle s’élèverait à 48 tours par minute si le balancier donnait 8 coups. Cettepremière vitesse est peut-être trop faible, si on remarque le grand effortque la machine doit faire pour opérer la compression des rivets, effort quise reporte naturellement sur les engrenages, et qui, lorsqu’il est tropgrand, tend à faire glisser la courroie sur sa poulie.

C’est, en effet, ce qui arrive lorsque la vitesse de l’arbre principal estréduite à 4 ou 5 tours par minute, parce que celle des poulies est aussi pro-portionnellement bien plus petite ; elle n’est plus que de 24 à 30 révolu-tions par minute. Or, avant que des hommes soient bien habitués à conduirela machine, on conçoit qu’il est nécessaire de la faire marcher très-lente-ment, sans quoi il pourrait arriver une foule d’accidents, dont le moindreserait de briser quelqu’une des parties faibles. Il eût donc été mieux, selonnous, d’établir un rapport plus grand entre les engrenages, pour que lavitesse primitive fût plus considérable, ce qui d’ailleurs, du côté delàrégularité, n’en serait que meilleur, car, sans changer ses dimensions, levolant M aurait évidemment plus d’énergie, par cela même que sa vitesseserait augmentée.

Lorsque le balancier retombe, le poinçon mobile b est rappelé de gauche