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Tome premier.
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PUBLICATION INDÜSTIUELLE.

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sabot , et il fut constaté quelle donnait des résultats bien supérieurs àcelle-ci. En effet, la turbine dépensant seulement 94 litres d’eau par se-conde sous une chute de 2 m 80 avec une vitesse de 75 tours par minute,on obtient la mouture d’environ 83 kilog. de blé par heure, tandis qu’avecl’ancienne roue on dépensait pour le môme travail 280 litres d’eau par \",c’est-à-dire trois fois plus. Le rapport de la commission se termina enremarquant :

1° La légèreté de la turbine de Pont-Gibaud ;

2° Le petit espace qu’elle exigeait ;

3° Son économie de construction ;

4° Sa possibilité de dépenser au besoin beaucoup d’eau.

M. Burdin ajoute, dans la description succincte qu’il donne de celteroue, tome III de la 3 e série des Annales des mines , en 1833, qu’il atrouvé, longtemps après les expériences de la commission, que la turbinede Pont-Gibaud rendait, en effet utile, les 0,67 de la puissance absolue ducours d’eau.

Dès 1824, il avait été fait un rapport très-favorable par MM. Prony,Girard et Dupin, à l’Académie des sciences , sur les roues de M. Burdin.

Depuis longtemps, comme on le sait, on employait dans les Pyrénées ,et dans un grand nombre de contrées, des roues hydrauliques à axe ver-tical. Mais ces roues, dans lesquelles l’eau n’agit que par percussion, n’uti-lisent que 15 à 20 pour 0/0, comme le démontrent les expériences faites,en 1821, par MM. Tardy et Piobert (1). Cependant, les roues du Basacle, àToulouse , qui sont toutes des turbines en bois perfectionnées, rendent déjàen effet utile 35 à 40 pour 0/0 de la force absolue du moteur.

La turbine de M. Burdin consiste dans un cylindre, ou tambour vertical,qui reçoit l’eau à sa base supérieure, et la rejette à la base opposée, ensuivant des aubes à surface héliçoïde disposées vers la circonférence exté-rieure du tambour. L’angle formé par les aubes avec la base supérieuredoit être, suivant la théorie, de 45 à 50 degrés, et celui qu’elles formentavec la base inférieure est de 15 à 20 degrés. Une disposition de vannage,au-dessus de la turbine , permet de diriger l’eau convenablement sur lesaubes, de manière à en obtenir le meilleur effet.

Malgré les avantages remarquables annoncés par les théories sur les tur-bines d’Euler et de Burdin, les roues à axe vertical ne furent pas, pendantlongtemps, suffisamment comprises pour être adoptées, soit à cause de pré-

(1) Expériences sur les roues hydrauliques à axe verlical, et sur l’écoulement de l’eaudans les coursiers et dans les buses de forme pyramidale, par G. Piobert et A. Tardy,officiers d’artillerie.

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