TURBINES HYDRAULIQUES
OU ROUES HORIZONTALES
TOURNANT SOUS L’EAU
PAR
iuw . roi H.\i;vito\ et ,
(PLANCHE 37 .)
En 1826, la Société d’Eneouragement proposa un prix de 6,000 fr. pourl’application en grand, dans les usines ou manufactures, des turbines hy-drauliques, ou roues à palettes courbes de Bélidor (1). Des deux concur-rents qui se présentèrent au concours, l’année suivante, M. Burdin,ingénieur en chef des ponts et chaussées, fut le seul jugé digne d’une mé-daille d’or, de la valeur de 2,000 fr., à titre d’encouragement pour sesbeaux et utiles travaux.
M. Burdin présenta, en effet, au 1 er mai 1827, un mémoire fort étendu,et les dessins de trois espèces de turbines, dont une à axe horizontal, laseconde à axe vertical, et la troisième immergée. La première turbine, qu’ilavait établie, dès 1822, à la manufacture royale d’armes de Saint-Étienne ,fut expérimentée par une commission composée de MM. Thiollier, La-roche, Beaunier et Marcellin, et fut reconnue produire un effet plus consi-dérable que celui qu’on obtenait de l’ancienne roue à augets, placée dansla même circonstance.
La roue à axe vertical et à évacuation alternative, également établiepar le môme auteur aux moulins de Pont-Gibaud, fut aussi examinée parune commission spéciale nommée, le 16 octobre 1826, par M. le préfet dudépartement du Puy-de-Dôme . Elle remplaçait une troisième roue dite ù
(1) M. Navier, dans ses notes sur l’architecture hydraulique de Bélidor, a donné lathéorie des diverses roues horizontales en usage, et en même temps celle d’une roue àaubes courbes, recevant l’eau sans choc et la laissant échapper sans vitesse, après qu’elleest descendue d’une certaine hauteur sur la roue, en suivant la surface des aubes; et iltraita aussi le cas où l’eau entre plus près ou plus loin de l’axe qu’elle n’en sort.