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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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jugés toujours eu opposition pour toute machine nouvelle, soit parce queles auteurs nont pu donner suite à leurs premiers essais.

M. Fourneyron, ingénieur de mérite, et le digne élève de M. Burdin,comprit, des premiers, tous les avantages quon pouvait tirer des roueshorizontales à aubes courbes, recevant leau sans choc et la laissant échap-per sans vitesse ; il sen est donc occupé dune manière toute spéciale, et,on peut le dire, avec une persévérance vraiment remarquable. Dès 1827,il avait déjà construit une turbine aux usines de Pont-sur-lOgnon, sur unechute de l m 40. Quelques années plus tard, il établit celle de Dampierre ;et, presque à la môme époque, la belle et grande turbine, de 50 chevaux,des forges de Fraisans, sur une chute de l m 50. Les résultats obtenus surchacune de ces turbines furent mentionnés dans le mémoire quil présenta,en 1833, à la Société dencouragement avec des dessins très-détaillés, et luivalurent le prix de 6,000 fr. quelle avait proposé sept années auparavant.Les améliorations quil a successivement apportées dans ce genre de roues,et qui en ont fait, pour ainsi dire, une nouvelle création, ont le porterà prendre un brevet dinvention de 15 ans, qui lui fut délivré le 24 octobre1832, sous le titre de Turbine hydraulique de Fourneyron, ou roue à pres-sion universelle et continue.

Dorénavant nous conserverons le nom générique de turbines seulementaux roues à axe vertical, comme lexpression généralement adoptée, etnous ne comprendrons dans la description qui va suivre que celles danslesquelles leau doit agir sans choc et sortir sans vitesse sensible.

Ces roues commencent seulement à être connues, disions-nous en 1840,et si leur usage nest pas plus répandu, cest, dune part, parce que leurétude, les phénomènes que présente leur jeu, ne sont à la portée que dunpetit nombre dingénieurs; et que, dun autre côté, le prix élevé auquelelles sont revenues jusquà présent les rend peu accessibles pour toutes lesfortunes. Avouons aussi quelles ne sont pas exemptes dinconvénients, etquelles nont point encore atteint cette perfection de détails, cette simpli-cité de construction que les praticiens sauront sans doute leur donner. Onpeut voir par les dessins de turbines nouvelles, publiés dans les différentsvolumes de notre Recueil, que nos prévisions ont été justifiées et que cesmoteurs hydrauliques sont maintenant fort goûtés.

M. Fourneyron monte de ces roues dans bien des contrées, et sur toutesles chutes; et, à son exemple, plusieurs ingénieurs distingués sen occupent,depuis plusieurs années, dune manière sérieuse.

Comme notre but est de mettre tous les industriels au courant des ma-chines , des appareils qui peuvent les intéresser, nous croyons de notredevoir de faire connaître ce qui a été fait sur ces moteurs hydrauliques quisont destinés, dans un certain nombre de cas, à remplacer les anciennesroues existantes.