PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Nous commencerons par décrire la turbine de M. Fourneyron , qui estune des plus répandues; puis celle de M. Gentilhomme , qui présenteplusieurs particularités dans sa disposition, et nous terminerons par unenotice sur celles qui ont été projetées ou proposées par d’autres con-structeurs.
DESCRIPTION GÉNÉRALE DE LA TURBINE FOURNEYRON.
Dans les turbines ou roues hydrauliques à axe vertical, de M. Fourney-ron , on distingue quatre parties essentielles, savoir :
1° La roue, proprement dite, qui se compose d’un plateau mobile enfonte, portant, vers sa circonférence, une série d’aubes courbes disposéescirculairement et à égale distance entre deux couronnes de fer ou de fonte ;
2° Le plateau fixe, indépendant de la roue, mais placé dans le vide laisséà l’intérieur des couronnes, et portant des cloisons directrices, ou canauxconducteurs qui dirigent l’eau vers les aubes de la roue ;
3° Le vannage qui soumet la turbine à l’action de l’eau motrice ;
4° Enfin, le pivot sur lequel tourne tout le système mobile de l’appareil,et les moyens de le lubrifier d’huile constamment, pour qu’il ne s’échauffepas pendant le mouvement.
Ce sont ces différentes parties que nous allons successivement examinerdans la turbine Fourneyron, et que nous avons dû, pour en faciliter l’étude,représenter, en coupe verticale et en projection horizontale, sur les fig. 1 et2 de la pl. 37. Elle est une copie de celles qui ont été établies, par l’auteur,aux moulins à l’anglaise de Saint-Maur, près Paris .
De la roue ou turbine fourneyron. —La turbine, proprement dite,se compose d’un plateau en fonte A, méplat sur toute sa circonférence, etlégèrement sphérique jusqu’au moyeu, qui est exactement alésé et ajustéà l’extrémité inférieure de l’arbre vertical E. Elle y est fixée solidementpar une nervure et par une bague en fer en deux parties, tournée coniqueextérieurement, et engagée dans la gorge cylindrique, préalablement pra-tiquée au bout de l’arbre. Le rebord ou disque circulaire plat de la roueest divisé en trente parties égales, et porte, à chacune des divisions, autantd’aubes cylindriques, destinées à recevoir l’action de l’eau. Ces aubes sontplacées verticalement et boulonnées à des nervures ménagées à la fonte aurebord du plateau, et sont recouvertes d’un disque circulaire en tôle qui ala même largeur et le même diamètre extérieur que la couronne du pre-mier auquel il n’est fixé que par les aubes cylindriques. La hauteur de cesdernières est de 0 m 27; mais elles sont divisées sur cette hauteur en troisparties par deux diaphragmes en tôle situés dans deux plans parallèles aux