PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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les industriels à même de juger les avantages ou les inconvénients que cesroues peuvent présenter suivant les circonstances.
Et d’abord distinguons plusieurs espèces de turbines : les unes, que nouspouvons appeler turbines en-dessous , recevant l’eau à la base supérieured’un tambour vertical et la rejetant à la base opposée, après lui avoir faitsuivre des canaux héliçoïdes : telles sont les turbines d'Euler et de Burdin ;d’autres que nous appellerons turbines centrifuges , composées d’un tam-bour à aubes cylindriques et verticales, dans lesquelles l’eau s’élance obli-quement , en jets horizontaux, du contour d’un cylindre intérieur : tellessont les turbines de Fourneyron, de Gentilhomme , etc. Il y en a encorequi ont une disposition tout à fait inverse, comme la turbine proposée en1826 par M. Poncelet, dans laquelle l’eau devait arriver par la circonfé-rence et sortir par le centre de la roue. Cette disposition a été tentée parquelques constructeurs. Nous ne parlons pas des turbines employées dansles moulins de Toulouse et ailleurs, dans lesquelles l’eau entre et sort parla circonférence extérieure en y agissant par le choc seulement.
Les turbines sur lesquelles on doit plus particulièrement porter sonattention sont celles des deux premiers systèmes. M. Callon, ingénieur-hydraulicien de Paris , qui s’est acquis une belle et juste réputation par lestravaux hydrauliques qu’il a exécutés, a cherché à appliquer à ces systèmesde turbines, des vannes partielles qui correspondent à chacune des ouver-tures ou même à chacune des aubes de la roue et qui peuvent s’ouvririndépendamment les unes des autres ; cette disposition, pour laquelle il ademandé un brevet d'invention, le 29 août 1840, est également appliquée,par cet ingénieur, aux turbines en-dessous, comme aux turbines centrifuges,dans lesquelles, au lieu d’une vanne cylindrique comme celle adoptée parM. Fourneyron, il place autant de vannes droites qu’il y a d’ouverturescorrespondantes aux aubes de la roue. Ainsi, lorsqu’il y a peu d’eau à dé-penser, il n’ouvre que deux ou quatre, ou six de ces vannes, en s’arran-geant toujours pour en tirer deux diamétralement opposées ; lorsque, aucontraire, le volume d’eau est considérable, il ouvre toutes ou presque toutesles vannes partielles (1).
Comme M. Callon, M. Fontaine, de Chartres , a aussi adopté un systèmeanalogue pour les turbines en-dessous, à canaux inclinés, mais en ajou-tant un mécanisme qui permet de soulever ou de baisser toutes les vannesà la fois (2). Ces constructeurs ont eu principalement pour but d’éviter lescloisons horizontales intermédiaires placées entre les aubes, auxquellesM. Fourneyron a été amené par son mode de vannage cylindrique et vertical.
(1) La description et le dessin de cette turbine se trouvent avec détails dans la9' livraison du tome n e de la Publication industrielle.
(2) Cette turbine est décrite complètement dans la 5 e livraison du iv e volume,