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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
qu'il prête beaucoup à la simplicité de construction de la machine, et qu’ilpermet de les livrer à des prix moins élevés que les systèmes à balancier. Ila été également mis en usage en Angleterre, en Belgique et dans d’autrespays. Cependant plusieurs constructeurs sont parvenus à établir des ma-chines à cylindre fixe, avec une disposition fort simple que l’on peut, sousce rapport, mettre en parallèle avec les précédentes. Ainsi les machinesde MM. Alexander, Christian, Moulfarine, de Paris ; de M. Trésel, de Saint- Quentin ; de MM. Meyer et C ie , de Mulhouse (I), etc., ne le cèdent en rien,pour la simplicité de construction, aux machines oscillantes. On peut voir,pour ce système, la machine publiée, tome n, l re livraison.
Les machines à vapeur, à cylindre oscillant, sont aujourd’hui trop répan-dues pour que nous ayons besoin de les faire connaître, aussi ce n’est paspour le mode d’oscillation que nous donnons celle de M. Farcot, maisplutôt pour faire voir son système de distribution qui est tout particulier,et surtout encore son système de détente variable qui est d’autant plusremarquable qu’il peut s’appliquer à toutes les machines à vapeur fixes, engénéral. M. Farcot a dû prendre un brevet d’invention pour ce nouveaumode de détente variable, en l’année 1836, époque à laquelle il en a fait lapremière application.
DISPOSITION DE LA MACHINE A VAPEUR
DE M. FAKCOT , PLANCHE 38.
Système d’admission et de distribution de vapeur. — Le cylindreà vapeur A, timbré à cinq atmosphères, est alésé à 0 m 225 de diamètreintérieurement ; il a été livré pour une machine de la force de quatre che-vaux ; sa base inférieure est placée et boulonnée sur la surface droite etpréalablement tournée, de l’arbre en fonte B, qui lui sert de fond et qui estdisposé d’une manière toute particulière. Pour osciller sur lui-même, touten conservant l’axe du cylindre dans un même plan vertical, cet arbre estreçu par ses deux tourillons b dans des coussinets en bronze c que l’on peutgraisser comme des coussinets ordinaires ; son axe est horizontal et exacte-ment perpendiculaire au plan vertical dans lequel se meut celui du cylindre.Une plaque d’assise en fonte C, qui porte toute la machine et en relietoutes les parties, est fondue avec les paliers qui reçoivent les coussinets c,et est encastrée de toute son épaisseur dans un massif en maçonnerie quetraversent les boulons qui l’y assujétissent solidement.
L’arbre B étant creux et ouvert aux deux extrémités, sert d’un boutpour l’introduction de la vapeur, et de l’autre pour l’échappement; à cha-
(1) Les ateliers de construction de Mulhouse sont exploités aujourd’hui par une sociétéayant pour titre : l’Expansion.