PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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tardèrent pas à mettre plusieurs de ces projets à exécution. Dans une deslivraisons du 11 e volume de cette publication, nous faisons connaître l’unedes dernières applications qu’ils viennent d’en faire, et dont ils ont obtenules plus heureux résultats.
M. E. Flachat, ingénieur, qui s’est beaucoup occupé d’usines à fer, aaussi, en praticien éclairé, fait des applications analogues.
Depuis plusieurs années il existe à Bercy, près Paris , quatre fours à cokequi sont en même temps appliqués à la carbonisation du bois pour enextraire l’acide pyroligneux, et le convertir soit en acide acétique, soit enpyrolignite de fer ou autre. Cet établissement a été monté par M. Clavière,ingénieur civil, à qui l’industrie doit d’importantes découvertes et des amé-liorations utiles dans plusieurs branches.
Les résultats obtenus dans l’usine de Bercy étaient trop frappants pourque cet ingénieur, en homme de savoir et d’observation, ne comprît pastous les avantages qu’on pourrait tirer de l’application des fours à coke ;aussi ne tarda-t-il pas à former dans son propre pays, à Bordeaux même,une société pour remonter la belle et grande usine de Paludate.
Cette usine se compose de quatre grands fours à coke, d’une dimensionbien plus considérable que tous ceux employés jusqu’ici, et d’un moulin àvapeur à l’anglaise de six tournants. Le projet de l’auteur, en montant untel établissement, était d’arriver à produire, à peu près gratuitement, laquantité de vapeur nécessaire pour alimenter la machine. L’énorme quan-tité de gaz inflammable sortant de ces quatre fours, pouvait en effet don-ner, étant convenablement appliquée, une chaleur suffisante pour chaufferune chaudière d’une grande capacité.
M. Clavière disposa donc ces fours de manière à utiliser toute la chaleurqui peut s’en dégager, non-seulement en chauffant la chaudière et en pro-duisant la vapeur nécessaire à la marche du moteur, mais encore en profi-tant de la chaleur rayonnante, soit pour le séchage des farines, soit pour lacarbonisation de la tourbe, du bois, ou pour la calcination du plâtre. Cetétablissement, en pleine activité depuis 1840, est sur le point de doublerpar des appareils semblables que la société a le projet de faire établir.
Pour comprendre comment la production de la vapeur, le chauffage desétuves et la carbonisation de la tourbe ne coûtent rien à la société , il fautdire que le coke obtenu après la distillation est vendu à un taux tel qu’ilpaie la valeur primitive de la houille dont il est tiré. Ainsi, dans les foursou \ases clos disposés par M. Clavière, il obtient en coke 60 à 65 pour 0/0de la matière première. Par un traité passé entre la société des moulins etla compagnie du chemin de fer de la Teste à Bordeaux , elle est chargée delui fournir tout le coke que cette compagnie peut consommer.
Une telle application faite sur une aussi grande échelle, mérite certaine-