Band 
Tome premier.
Seite
410
JPEG-Download
 

410

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

ment d’être répandue, et nous ne doutons pas qu’elle ne soit bien souventrenouvelée. On conçoit en effet que, dans tous les grands lieux de consom-mation, des établissements montés sur les mêmes principes peuvent êtretrès-avantageux. Ainsi, à Paris , les moulins à vapeur n’avaient pu réussirpar cela même que le combustible revenait fort coûteux ; ils ne pouvaienttenir la concurrence avec les moulins à eau, quoique ceux-ci se trouvassentà dix, vingt, et souvent même trente lieues de distance. Mais en disposantdes appareils qui annulent, pour ainsi dire, le prix du combustible, on peutcomprendre alors que de tels établissements puissent exister dans la capi-tale. En établissant des fours à coke, on peut être certain, par avance, duplacement de ce combustible, aujourd’hui que les chemins de fer paraissentenfin prendre une extension que l’industrie est impatiente de voir se réali-ser; pour les fonderies, pour l’économie domestique, on sait que tous lesjours la consommation en augmente considérablement. C’est donc un pro-duit dont on a le débouché assuré.

M. Clavière a compris, du reste, toute l’importance de tels établisse-ments , nous savons qu’il s’en occupe avec une grande activité, malgré lesautres travaux qu’il a entrepris.

Les divers moyens que l’on peut employer dans une foule de circon-stances , pour utiliser avec avantage la chaleur perdue des fours à coke,fours à pudler et autres, comme aussi des hauts-fourneaux, etc., sont réel-lement d’un trop grand intérêt pour que nous ne cherchions pas à faireconnaître ceux qui sont déjà mis en usage, persuadés, comme nous lesommes, que les applications en deviendront de plus en plus nombreuses,soit qu’on emploie les mêmes procédés, soit qu’on y apporte des modifi-cations plus ou moins utiles ou appropriées d’ailleurs à la fabrication.

DESCRIPTION GÉNÉRALE DE L’APPAREIL DE M CLAVIÈRE.

PLANCHE 39.

Des fours A coke. — Les fours sont au nombre de quatre, disposéscomme le montre le plan général (fig. 2), lequel est une coupe horizontalefaite à la hauteur de la ligne 1-2 (1); ils sont désignés en A', A 2 , A 3 et A 4 ,par des lignes ponctuées ; on les voit en sections verticales sur les fig. 1 et 3.Ces fours sont entièrement construits en bonnes briques réfractaires, leurforme est environ celle d’une ellipse dont le grand axe est de près de4 mètres, et le petit axe de 3“ 30.

(1) Ce plan n’a pu être indiqué dans toute son étendue sur la planche; mais il est facilede voir la disposition entière par ce qui est représenté, car les deux fours d’un côté sonttout à fait symétriques à ceux du côté opposé.