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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
était à environ 0 m 14 du niveau de la sole; l’aire construite en briquesréfractaires de même que la voûte. Le diamètre de faire était de 2 m 60 aucentre ; la hauteur de la voûte avait 0" 78 ; là était percée une cheminéecarrée dont le diamètre clair était de 0 m 80 ; la hauteur de cette cheminée,au-dessus du massif, était de 1 mètre ; l’aire des fourneaux à 0” 57 dehauteur partant du sol ; sur la face antérieure, une porte en fonte ménagéedans la maçonnerie, de 0 m 70 de large et 0 m 52 de haut, avec gonds et pen-tures, et s’appuyant latéralement sur une feuillure, et à la base sur untablier ou solive en fonte, projetant de plusieurs centimètres en dehors dufourneau pour faciliter le défournement du coke ; les muraillements exté-rieurs en briques communes, à une épaisseur d’environ 0 m 54, et le toutsolidement maintenu ensemble par des montants droits en fonte , reliésavec des barres de fer forgé, serrées par vis et écrous, afin de prévenirl’écartement des murs à une haute température.
« Peu d’instants après la charge du fourneau encore très-chaud de l’opé-ration précédente, la porte restant en grande partie ouverte pour donneren commençant beaucoup d'accès à l’air, la houille s’enflammait très-vive-ment dans toutes ses parties ; il se dégagéait par la cheminée, avec un peude flamme d’un rouge obscur, une épaisse fumée : au bout d’une demi-heure, la fumée était presque totalement dissipée, et la flamme blanchis-sait considérablement. Bientôt la hauteur de celle-ci tombait : au boutd’une seconde demi-heure il ne s’en manifestait plus qu’à une très-faiblehauteur; à ce moment on fermait la porte et on lutait les interstices avecde l’argile mêlée de poussier de coke. Le peu de flamme qui sortait aprèscela de la cheminée était d’une grande blancheur ; cela durait pendant huitheures plus ou moins ; peu à peu la flamme cessait ensuite, la pression del’intérieur à l’extérieur, dans le fourneau , diminuait sensiblement, puiscessait, et enfin il y avait absorption de l’air extérieur par la cheminée ;alors on plaçait l’obturateur ou registre en fonte dont cette cheminée étaitmunie à cet effet. A cette période de la carbonisation, le coke examiné àtravers quelque fente de la porte offre un aspect singulier et fort agréableà la vue ; il est d’un rouge blanc éclatant, il est fendillé du haut en bas,imitant la disposition qu’on connaît aux colonnes basaltiques.
« Le moment de défourner le coke est alors arrivé ; l’ouvrier ferme etlute l’obturateur sur la cheminée ; il ouvre la porte sur le devant du four-neau, et procède à l’enlèvement du coke en faisant la plus grande diligenceafin de prévenir le déchet. On se sert, pour ce défournement, d’une largepelle en fer battu, ajustée au moyen d’une douille au bout d’un longmanche de fer. Le coke n’adhérant pas du tout à la sole du fourneau, rienn’est plus facile que d’introduire la pelle par dessous.
« La température de ces fourneaux étant pendant longtemps très-élevée,