PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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pendant huit heures consécutives la cheminée jetant en dehors une colonneenflammée de 2 m à 2 m 60 de hauteur, il est surprenant qu’on ait tant tardéà tirer parti de toute cette chaleur perdue. »
Dans la deuxième édition de son Manuel de la métallurgie du fer,Karsten donne la description suivante d’un procédé de carbonisation quiparaît être employé avec avantage dans les environs de Saint-Étienne , auJanon, où, dans l’exploitation des houilles, on extrait une surabondancede menuise, et on a senti le besoin d’en tirer parti.
« On passe d’abord la menue houille par une claie pour en séparer tousles morceaux qui peuvent servir sur les grilles ; on répand la menue houillesur une aire, on l’arrose fortement et on la mêle afin qu’elle puisse prendreune forme déterminée. La carbonisation de cette houille mouillée se faitensuite en plein air. Le tas peut être ou conique ou prismatique : lesmeules coniques ont 4 mètres de diamètre à la grande base, et 2 m 30 àla petite; leur hauteur est de l m 15. La longueur des prismes est de 16 à20 mètres, ou plus grande encore, selon l’espace dont on peut disposer;la largeur est de l m 30 à la base, et de 0 m 65 à la surface supérieure ; lahauteur est aussi de l m 15. Le moule qui doit donner la forme à la meulese compose de planches liées l’une à l’autre par des crochets en fer, et demanière qu’on peut les joindre et les enlever facilement lorsque la houillea été damée dans le moule. Les planches des meules coniques ou pyrami-dales ont la forme du trapèze. Pour donner accès à l’air dans l’intérieurdu tas, on y ménage des canaux circulaires, à l’aide de pieux, ou rouleaux.Pour cet effet, les planches ont trois séries d’ouvertures de 8 à 10 centi-mètres de diamètre. La série inférieure est au niveau du sol, la deuxièmeest au premier tiers, et la troisième est au deuxième tiers de la hauteurdu tas. Ces ouvertures sont distantes de 65 centimètres l’une de l’autre, etdisposées de manière que celles qui sont à la même hauteur correspon-dent à la moitié de la distance qui sépare les ouvertures de la série qui suitou qui précède, afin que l’air puisse mieux se répartir dans toute la massedu combustible.
« C’est par ces ouvertures qu’on introduit des rouleaux qui ont 8 centi-mètres d’épaisseur ; ils sont un peu moins gros à l'une de leurs extrémités,afin qu’on puisse les retirer avec plus de facilité ; ils communiquent entreeux par des pieux verticaux.
« Après que les planches ont été dressées et liées ensemble, un ouvrierentre dans l’intérieur de ce moule pour damer la houille qu’on lui jette.Les rouleaux de la série inférieure, ainsi que les pieux verticaux, sont mistout de suite en place ; ceux de la deuxième et de la troisième série ne lesont qu’après que le tas s’est élevé à la hauteur convenable.
« Lorsque le damage de la houille est achevé, on retire les cylindres au