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PUBLICATION INDÜSTIUELLE.
fait insuffisants. Aussi il en existe maintenant chez M. Cavé, à Paris , chezM. Halette, à Arras , chez MM. Schneider frères, au Creuzot, chez MM. Ste-helin et Hubert, à Thann , chez M. Nillus, au Hâvre, et dans quelques autresusines.
Les alésoirs verticaux sont généralement disposés comme les alésoirshorizontaux, c’est-à-dire qu’ils reposent sur le même principe de construc-tion. Ainsi, dans les uns comme dans les autres , le cylindre à aléser estfixe, le porte-lames a à la fois les deux mouvements, l’un de rotation con-tinu, et l’autre rectiligne. Le premier est proportionnel au diamètre et à lanature de la pièce ; le second, toujours très-lent, est proportionnel au finidu travail que l’on veut obtenir, à la solidité de la machine et des outils,comme aussi à la puissance motrice disponible.
Une machine à aléser verticale bien entendue, bien construite, ne doitpas être plus dispendieuse qu’une machine horizontale de même force, etelle aura toujours sur celle-ci une plus grande perfection de travail. Or,tous les jours les établissements qui se forment ou qui sont déjà montés,quoique étant sur une petite ou une moyenne échelle, sont appelés à avoirdes cylindres à aléser, soit pour des machines à vapeur, soit pour des corpsde pompe à eau, soit encore pour des machines soufflantes. Nous croyonsqu’il leur sera toujours plus avantageux d’avoir un alésoir vertical qu’unalésoir horizontal.
On alèse quelquefois des cylindres sur des tours parallèles : le porte-lames n’a alors qu’un mouvement de rotation continu, et c’est la pièce quiavance ; mais on sait que, dans ce cas, on est toujours limité par la hauteurdu centre des poupées, au-dessus du banc; on ne peut jamais y placer despièces qui auraient un rayon extérieur plus grand que cette distance.
L’alésoir vertical de MM. Stehelin et Huber est remarquable par la sim-plicité de sa construction, et par les ingénieux mouvements qui y sontappliqués, et nous croyons pouvoir assurer qu’il ne le cède en rien auxmeilleures machines de ce genre établies en Angleterre.
DISPOSITION GÉNÉRALE DE L’ALÉSOIR.
(PLANCHE 40 .)
Des parties fixes de la machine. Cet appareil a été combiné pourêtre placé près d’un fort mur de l’établissement, ce qui a permis de sim-plifier la construction du bâtis, tout en lui donnant la solidité désirable.Une large plate-forme carrée en fonte A, placée horizontalement sur unmassif en pierre qui se trouve à très-peu près au niveau du sol de l’atelier,sert de base à toute la machine. Deux oreilles sont ménagées sur deux côtésde cette plate-forme pour recevoir les colonnes de fonte C qui y sont bou-