PUBLICATION INDUSTRIELLE. 4-35
rique. Le caoutchouc doit baigner dans ce liquide, où on le laisse macérerpendant une huitaine de jours.
Dissolution. — Lorsque ce mélange est devenu compact, on le metdans une cornue en fer, en y ajoutant des éthers, de manière que le liquidevienne au-dessus ; on ferme hermétiquement l’appareil, et on fait chaufferjusqu’à ce que la dissolution soit complète.
Emploi. — Cette dissolution est propre à rendre les cuirs et les peauxde toute nature impénétrables à l’eau et à l’air, et inaltérables par lesacides, sans rien leur faire perdre de leur flexibilité : on y ajoute de l’es-sence de térébenthine.
Ajoutée aux substances que l’on emploie ordinairement pour la prépara-tion des cuirs vernis, elle forme un enduit très-brillant et de la plus grandesouplesse.
Pour l’appliquer sur toute espèce de tissus, il faut y joindre de l’huile delin, de la terre d’ombre, du minium et du sulfate de plomb. Le tissu, commela toile, le taffetas, la laine, le cordage, etc., doit être préalablement en-collé avec de la colle de peau. On peut en faire des tentes et sacs de campe-ment , des seaux-musettes pour le service de la cavalerie, des manteaux ,des blouses, etc.
M. Gagin a pris un brevet de cinq ans, en novembre 1836, pour ces pro-cédés qui sont aujourd’hui dans le domaine public.
FABRICATION DES BOUCHONS A LA MÉCANIQUE ,
M. Molinié vient de monter à Paris une belle et intéressante usine rela-tive à la fabrication mécanique des bouchons de liège. Cette fabrique,montée sur une très-grande échelle, est vraiment admirable sous tous lesrapports ; nous nous faisons un devoir d’en féliciter l’auteur qui n’a reculédevant aucune dépense, comme devant aucune des immenses difficultésqu’il a rencontrées pour résoudre toutes les questions que présente la con-fection économique de ces bouchons.
Le système des machines qu’il a conçues comprend quatre opérationsdistinctes :
1° Le découpage des planches de liège brutes, en bandes d’une largeurdéterminée par la longueur des bouchons ;
2° Le dressage de l’une des faces des bandes découpées;
3° La section des bandes en prismes quarrés, proportionnels à la grosseurque l’on doit donner aux bouchons;
4° La formation des bouchons coniques ou cylindriques, ou au besoinconiques des deux bouts comme le montre la figure ci-après :