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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Il faudrait des dessins bien complets et une description fort étendue,pour pouvoir bien faire comprendre le jeu et le travail de ces diverses ma-chines; nous ne pouvons quen donner une explication succincte qui pourrasuffire, nous lespérons, pour en avoir lidée.

Première opération. Cette opération est effectuée de la manièresuivante : Sur une table en fonte bien dressée se placent successivementles planches de liège, toutes brutes, et se présentant sous le tranchant duncouteau vertical auquel on donne un mouvement rectiligne de va-et-vient.Des cylindres cannelés circulairement et placés directement au-dessous ducouteau et dans un même plan horizontal faisant suite à la table, soutien-nent les bandes pendant que la section a lieu, et quelles se trouvent ser-rées au-dessus par des presses qui appuient sur toute leur longueur.

Une règle verticale placée immédiatement derrière le couteau sert debuttoir pour déterminer la largeur des bandes à couper. Ce buttoir, donton règle la position à volonté, bascule sur lui-même aussitôt que le couteaua opéré la section, pour laisser tomber la bande, quil a coupée, dans uncanal muni dune table sans fin qui va les déposer hors de la machine.

Deuxième opération. Cette opération nest pas sans difficultés, ence que les plaques de liège, telles quelles se trouvent généralement dansle commerce, présentent des surfaces très-ondulées, cest-à-dire des partiestantôt creuses, tantôt bombées, qui sont souvent très-prononcées, et il yaurait évidemment une perte considérable si, pour avoir une surface biendressée, on voulait enlever toute la matière en saillie sur la partie creusela plus profonde. En opérant ainsi, on aurait non-seulement linconvénientde perdre beaucoup de liège, mais encore celui de faire des bouchons très-faibles; car de lépaisseur que lon conserve à la bande, dépend nécessai-rement le diamètre du bouchon quon pourra en obtenir.

M. Molinié a donc chercher à opérer le dressage des bandes en sui-vant ce principe de leur conserver le plus de matière possible. Cette condi-tion est parfaitement remplie par la machine quil a imaginée.

Elle consiste à placer la bande entre deux rangées de griffes disposéessur deux lignes parallèles et qui la pincent sur les deux faces suivant les-quelles elle a été découpée.

Ces griffes reçoivent, à laide de crémaillères, un mouvement de trans-lation dans le sens de la longueur de lappareil, entraînant avec elles lesbandes de liège à dresser quelles serrent entre elles.