PUBLICATION INDUSTRIELLE.
437
Mais ces bandes, avant d’être serrées latéralement entre les griffes, doi-vent être pressées en dessus et en dessous, après quoi seulement ces griffesles saisissent assez fortement, afin qu’elles ne se dérangent pas, quand onles dégage de la double pression de dessus et de dessous, pour les faire pas-ser sous le tranchant qui doit unir l’une des surfaces. Et, comme il a été ditplus haut, les deux surfaces supérieure et inférieure étant sinueuses, ilfaut s’arranger, pour dresser l’une, de manière à prendre le moins de ma-tière possible: il faut, à cet effet, que la pression soit élastique, pourainsi dire, problème que l’ingénieux auteur a résolu complètement.
Les bandes sont dressées par des couteaux circulaires, montés sur desaxes verticaux, placés symétriquement sur la machine. On leur donne unmouvement de rotation par un moyen fort simple. Sur leurs axes sont mon-tés des pignons dentés qui engrènent avec des roues droites plus grandes,lesquelles sont à leur tour ajustées sur des tourillons, qui, au-dessous, por-tent des pignons engrénant avec l’une des crémaillères. Ainsi les bandesont un mouvement de translation pendant l’opération, et les couteaux ontun mouvement rotatif.
Troisième opération. — Les bandes ainsi dressées sont étendues, dansle sens de leur longueur, sur une table à compartiments, et amenées contredeux couteaux, disposés à angle droit, pour trancher simultanément dansle sens vertical et dans le sens horizontal, et effectuer ainsi la section desbandes en prismes, tout en dressant en même temps la face qui était restéebrute. Pour que, pendant cette opération, les bandes soient bien mainte-nues, elles sont serrées des deux côtés entre des griffes latérales qui s’ou-vrent et se ferment à propos ; aussitôt qu’elles pincent une bande, elles sebaissent un peu pour la faire appuyer sur un support mobile, pendantqu’une presse horizontale vient la serrer au-dessus ; c’est alors que la sec-tion a lieu. Le système de buttoir qui règle l’épaisseur du prisme quarréet qui fait corps avec ce support mobile, bascule sur lui-même pour lejeter immédiatement dans un canal muni d’une toile sans fin qui le conduitau dehors de la machine.
Dans chacune de ces opérations les couteaux sont toujours graissés, pen-dant leur travail, par des tampons adaptés à l'appareil.
Quatrième opération. — Dans la quatrième et dernière opération , leprisme amené par une courroie sans fin, est pris par un enfant et placédans un petit canal, d’où il se place sur une chaise qui le conduit entre deuxgriffes. Il reçoit ainsi un premier mouvement de translation pendant lequelil est tranché d’équerre des deux bouts à l’aide de deux couteaux latérauxà tranchant incliné, et que l’on peut rendre fixes ou mobiles à volonté. Dèsque le prisme arrive vers les griffes, celles-ci s’approchent pour le pinceret reçoivent aussitôt un mouvement de rotation qu’elles transmettent évi-