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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
à plus forte raison, à l’objet beaucoup plus de force, beaucoup plus derésistance que s’il avait été exécuté d’une seule masse, et il conserve deplus cette supériorité bien remarquable, qu’il présente une certaine élasti-cité, comme un ressort plus ou moins bandé.
Pour faire mieux comprendre son idée, et par suite faire ressortir toutl’avantage de son invention, M. Van-Merteen a apporté à Paris plusieursobjets très-remarquables, tels que chaises, fauteuils, roues de voitures,que l’on peut voir en dépôt chez M. Risler-Heilmann, passage Saulnier,n° 6. Tous ces objets sont ainsi composés d’une certaine quantité de feuillesréunies et contournées de manière à ne faire chacun qu’un seul corps.
NOUVEAU SYSTÈME SE ROULEAU BRISÉ ,
REMPLAÇANT AVEC AVANTAGE LES ROULEAUX ORDINAIRES,
PAR M. PASQUIER.
On sait qu’il existe, dans un grand nombre de localités, des terres qui,après avoir reçu un labour convenable et avoir subi les rigueurs de l’hiver,sont susceptibles de former, par l’effet des gelées, une espèce de croûtedure à la superficie, laquelle paraît se détacher de la partie végétale. Lessemences qui sont faites sur ces terres ne pourraient évidemment prendreracine, par cela môme qu’il existe une espèce de vide au-dessous de leursurface. 11 faut avoir le soin de les comprimer d’une certaine quantité, ceque l’on fait en y passant le rouleau, soit en long, soit en travers.
L’instrument employé jusqu’ici pour cette opération est unsimple cylindreen bois d’une certaine longueur, portant deux tourillons en fer, et traînépar un ou plusieurs chevaux. Mais comme, en général, les diverses sortes deterrains sur lesquels on l’applique sont labourés en sillons, de manière àfaire des parties élevées et des parties creuses qui facilitent l’écoulement deseaux,ce système présente degraves inconvénients. Ainsi, lorsqu’on promènele rouleau dans le sens de la longueur des sillons, il ne porte que sur lessommets, c’est-à-dire sur les parties les plus élevées, et ne touche pas lesfonds. Lorsqu’au contraire on le promène en travers, les chevaux sontsusceptibles de fatiguer beaucoup, car tantôt ils ont à faire monter lecylindre, et par conséquent à déployer pour cela toute leur énergie, ettantôt ensuite celui-ci descend et vient, pour ainsi dire, se précipiter sur eux.
M. Pasquier remédie aux inconvénients que présente cet appareil, en leconstruisant d’une manière tout à fait différente. Ainsi, au lieu d’un seulcylindre de 2" à 2“ 60 de longueur, il établit trois cylindres de 0“ BO à 0 m 90,disposés de telle sorte que les deux premiers, qui sont à l’avant, se trouvent