Band 
Tome premier.
Seite
446
JPEG-Download
 

446

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

PERFECTIONNEMENTS APPORTÉS AUX MÉTIERS

A LA JACQUART,

PAR MM. 1VALLET ET COLLARON, A LYON .

Ces fabricants prirent, en 1836, un brevet dinvention de 5 ans pour unprocédé servant à supprimer la moitié des cartons dans les dessins quidemandent à être contre-emplis. Pour obtenir ce résultat, il faut que lapartie de carton qui a fait le commencement fasse la fin, et que celle qui afait la fin fasse le commencement. Autrement dit, il faut, en supposant unemécanique en 600, que le trou de carton qui, dans le premier tour dedessin, correspondait au crochet n° 1, vienne dans le second tour corres-pondre au n° 600, le n° 2 au n° 599, le n° 3 au n° 598, et ainsi de suite.

Les auteurs proposèrent à cet effet de monter le métier de la manièresuivante :

Ils divisent la mécanique en deux parties égales; ils laissent les 300 cro-chets sur le derrière pour la partie droite du dessin, et les 300 de devantsur la partie gauche. Ainsi, en supposant une planche ou un chemin de600 cordes, ils engagent les n os 7, 8, 9, 10, 11, 12, à lextrême gauche, etils finissent au milieu. Us font diviser le lisage de 6 en 6 cordes, et lire lapartie n° 1 sur la moitié du lisage ainsi divisé, et plaçant devant un miroirla partie n° 2, ils la font lire sur le reste. Les additions quils ont proposéespour le métier à 600, consistent en une planchette à aiguilles de la hauteurde 18 trous; on augmente proportionnellement le nombre des petites trin-gles qui supportent le talon des aiguilles.

Le métier étant garni comme à lordinaire, ils placent dans chaque rang,à chacun des 6 crochets formant le derrière de la mécanique, un mêmenuméro daiguilles que celui qui sy trouve déjà, et ces aiguilles achèventde garnir, soit les espaces entre les tringles placées derrière, soit les 6 trousqui se trouvent en plus à la planchette à aiguilles. Celles-ci nont pas besoindélastiques, étant agrafées aux mêmes crochets que celles den bas : ellessuivent le même mouvement, cest-à-dire que lélastique, repoussant cellesden bas, fait nécessairement obéir celles den haut; mais comme lecylindre est obligé de faire un mouvement vertical, de manière à pressertantôt en haut, tantôt en bas, il peut arriver que, soit le cylindre, soitles rebords du carton, fassent mouvoir inopportunément des rangs d'enhaut ou den bas. Pour remédier à cet inconvénient, les inventeurs cou-pent en long la planchette en trois parties égales; la partie qui contient les6 aiguilles du milieu est fixe ; les parties supérieure et inférieure sont liéesensemble, de manière à laisser entre elles, tantôt en haut, tantôt en bas,un espace suffisant pour que le cylindre ne touche pas des aiguilles qui ne