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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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simplifier lopération et la rendre beaucoup moins coûteuse, en traitantdirectement soit le chlorure dor, soit le nitrate dargent, neutres, par ducyanure de potassium en excès, de manière à obtenir les cyanures doublessolubles. v

On ne peut dorer largent par ce procédé, mais on a vu plus haut que lesulfo-cyanure dor et de potassium dore très-bien ce métal.

La solution du cyanure de cuivre dans le cyanure de potassium, ne cuivrepas largent, même en contact avec le zinc; cependant elle cuivre parfai-tement ce dernier métal et dune manière très-solide.

Ces procédés si commodes parce quils réussissent toujours et nexigentque quelques minutes pour toute préparation, ne permettent malheureu-sement que lapplication dune couche très-mince du métal précipité; cestun inconvénient commun à tous les procédés au trempé.

( Technologiste. )

TEINTURE DE LA DAINE EN BLEJ SANS INDIGO,

PAR M. A. MELI.ERET, DE CHATEAUROUX .

La teinture au bleu de Prusse , quoique très-répandue en France , estcependant imparfaitement connue, et le secret en est demeuré dans quel-ques ateliers ; cest donc rendre un véritable service au public que de lemettre au courant de cette industrie, qui promet et donne déjà de si beauxrésultats.

Cest à M. Melleret, de Châteauroux , que lon doit la description suivantede divers procédés en usage. Il commence par celui qui est le plus ancien,car pour certains tons il na pas été remplacé. Puis il fait connaître celuiquon emploie dans beaucoup de manufactures, et les nouveaux moyensemployés pour fixer ce bleu par impression, industrie qui nest guèreconnue quà Mulhouse .

Teinture par les sels de fer. On emploie, pour mordancer lesétoffes, différents sels au maximum doxidation, tels que les sulfates, chlo-rures, nitrates, etc., ainsi que les mêmes au minimum; mais les premierssont beaucoup plus importants et donnent de plus beaux résultats. Tousles sels peroxidés, suffisamment étendus deau, laissent déposer un sous-sel par lébullition, et il reste un sel-acide dans les eaux-mères surna-geantes. Règle générale : quand lacide est fort et a beaucoup daffinitépour la base, plus on augmente la quantité du dissolvant, mieux la base oule sous-sel se fixe sur létoffe. Cependant cette règle ne va que jusquàun certain point. Dans le contact du sulfate de peroxide de fer avec lalaine, ce sel se combine intégralement, en le décomposant en sous-sel ;