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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

qué sur du fin métal ordinaire, et il ne faut pas plus d’une heure et demiepour obtenir du fer prêt à être cinglé ou passé dans les laminoirs. On leréchauffe, on le cingle et on le lamine une seconde fois, et l’on obtient,après cette nouvelle opération, des barres de qualité supérieure. La fonteque fournissent les scories est aussi de meilleure qualité, en ce qu’elle estexempte de la portion de phosphore qui est souvent apportée par la castinequ’on emploie.

On dit aussi que le fer ainsi obtenu est susceptible de fournir de l’acierd’une qualité supérieure, en le traitant par la méthode de Heath , c’est-à-dire en le combinant avec du manganèse, pour obtenir un acier fondufacilement soudable avec le fer; ce qui permettrait, par conséquent, defabriquer en acier fondu toute la coutellerie qu’on établit aujourd’hui enacier de cémentation.

( Civil engineers Journal. )

MACHINE CONTINUE

POUR LE TRANSPORT ASCENSIONNEL DES TERRES ,

PAR MM. SAMUEL ET DECOUDIN.

Cette machine, pour laquelle les inventeurs viennent de prendre unbrevet d’invention , est d’une disposition fort simple et d’une applicationtrès-utile dans les travaux des fortifications, des terrassements pour leschemins de fer, canaux, etc. Elle consiste en deux doubles chaînes sansfin, verticales ou inclinées, passant sur des rouleaux parallèles, et portantdes traverses sur lesquelles viennent s’accrocher d’elles-mêmes des brouetteschargées de terre, qui sont amenées par un ouvrier sur un plateau situéau-dessous de l’appareil, et d’où elles sont prises successivement par leschaînes, et relevées jusqu’à la partie supérieure, sans craindre le moindredérangement. Parvenues au sommet, elles se détachent aussi d’elles-mêmesdes chaînes sans fin, pour être prises par un autre ouvrier, qui les déverseà l’endroit voulu.

L’appareil est mû par une petite machine à vapeur, appliquée à sa partieinférieure. Cette machine, de la force de deux chevaux au plus, suivant letravail, marche avec une vitesse de 60 tours par minute, et fait faire dansle même temps deux tours complets, à la chaîne sur une hauteur verticalede 10 mètres, c’est-à-dire qu’elles parcourent une distance de plus de80 mètres par i', montée et descente. Les auteurs estiment qu’avec la forced’un cheval-vapeur, ils peuvent élever 150 mètres cubes de terre à 10 mè-tres de hauteur, par journée de 12 heures. Leurs brouettes contiennentordinairement 1/16 de mètre cube.