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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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Cet appareil, en activité aux fortifications de Paris , paraît avoir reçul’approbation du génie militaire, comme étant d’une construction très-simple, facile à manœuvrer et à transporter, et n’exigeant pas des ouvriers,pour se charger et se décharger, d’autres instruments que ceux en usage,puisqu’ils n’emploient que les mêmes brouettes.

M. Dewilde, mécanicien d’Arras , connu pour la construction de ses ma-chines à vapeur et presses hydrauliques, vient aussi d’établir un appareil àvapeur pour servir au transport des terres ; il a également pour but d’éle-ver des terres et des matériaux à de grandes hauteurs. Malgré les avan-tages réels que paraît présenter cet appareil, dans tous les grands travauxd’art, il n’a pu obtenir de le faire opérer sur les fortifications de Paris . Dece côté, comme sous plusieurs autres rapports, nos constructeurs français ne sont guère encouragés.

NOUVEL APPAREIL

DESTINÉ

A OBTENIR DES BOUDINS OU LOQUETTES CONTINUES DES CARDES PLOQUEUSES,PAR MAI. A MÉNAGE ET ARMINGALD, A ELBEGF.

Plusieurs années d’expérience ont suffisamment démontré la supérioritédes fils cardés obtenus par le boudin continu des cardes dites américaines.

Cette supériorité est due principalement à ce qu’au moyen de ce boudinon a évité de faire les loquettes qui présentaient des rattaches et des irré-gularités aux endroits de jonction par la superposition (5 centimètres en-viron) des extrémités des loquettes qui, étant à ces extrémités aussi four-nies que dans toute leur longueur, donnent ainsi le double de filaments delaine à ces jonctions, et présentent par conséquent un étirage irrégulierau métier en gros dit Bely, irrégularité qui se produit dans le fil.

Ces inconvénients sont d’autant plus grands qu’en confiant à des enfantsle soin de rattacher ces loquettes au métier en gros, elles se trouventallongées dans leurs mains par le transport et leur propre poids, et les sou-dures sont inégalement faites.

Cependant, malgré la supériorité du fil obtenu par le boudin continu descardes dites fileuses, beaucoup d’industriels ont cru remarquer que parcela même que ce fil s’obtenait en pressant la laine en long, au sortir de lacarde, et que les filaments étaient superposés parallèlement et non en tra-vers, il offrait moins de facilité au garnissage des étoffes, et que l’apprêten devait être moins doux et moins brillant ; aussi quelques-uns ont-ilsrenoncé à employer ces cardes pour leurs fils.

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