472
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
barrage établi en aval, on pouvait diminuer la chute à volonté; quant aujaugeage, on a continué à le faire comme dans les deux expériences n os 4et 5. Nous devons entrer à ce sujet dans quelques détails.
Dans l’expérience n° 6, où les orifices injecteurs étaient ouverts de 0 m 070,l’épaisseur de lame sur le barrage provisoire (toujours prise avant la dé-pression) a été constamment de 0 m 390. En appliquant à cette donnée laformule précitée de M. d’Aubuisson, on trouve :
Q = 1000 x 1,96 x 4 m 37 x 0 m 39 X K0“39 = 2096 litres
par seconde, ce qui est à peu près en rapport avec l’ouverture des orifices;car, de la proportion
0“ 032 ; 0 m 070 ; ; 945 ; x, on tire : x = 2067 litres,
nombre qui ne diffère que de 1 1/2 pour 100 du précédent.
Cependant, comme la charge était un peu supérieure au tiers de la hau-teur du barrage, nous avons rejeté l’emploi de la formule ci-dessus et nousavons préféré la suivante ( Traité de d’Aubuisson, p. 93) :
Q' ^ 1,92 LH l/H + 0.115 w 2 .
Dans cette formule, w représente la vitesse à la surface du canal de fuite,à l’amont du barrage provisoire; w est, par conséquent, égal à
1,25 Ql (H -f a)’
en appelant H la charge sur le bord supérieur du barrage, a sa hauteur,et l la largeur du canal de fuite. Ici, on avait
H = 0 m 39, a = 0 m 94, l = 4 m 13,
largeur du canal de fuite mesurée à l’endroit le plus resserré :
d’où w = 0 m 477,
et
Q' = 1000 X 1,92 X 4 m 37 X 0 m 39 X \/o ra 39 + 0.115 x 0,477 2 = 2111
litres par \",
nombre qui diffère de moins de 1 pour 100 (0,7) du nombre 2097 obtenuen négligeant l’influence de la vitesse dans le canal de fuite.