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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Nous ne doutons pas que lorsque ce nouveau mode de construction seraconnu, on n’en fasse un grand nombre d’applications dans l’industrie, soitpour porter des roues hydrauliques, soit pour transmettre le mouvementde pièces très-fortes et très-lourdes.
Déjà nous avions vu chez M. Durenne, à Paris , une forte grue dont lemontant ou l’arbre et les bras sont en tôle de chaudières, et remarqué avecplaisir que sans autre point d’appui que le sol, placée au milieu de la courde son établissement, cette grue était capable de soulever les plus forteschaudières, soit pour les peser, soit pour les charger sur voitures. Leschaînes passent du treuil dans l’intérieur des bras, pour s’enrouler sur lapoulie agrafée à leur extrémité et y suspendre la charge. La solidité decette grue est aujourd’hui bien reconnue, puisqu’elle fonctionne depuisplusieurs années, et qu’elle a subi les plus fortes épreuves. Plus récem-ment, M. Lemaître a établi une grue très-puissante construite entièrementen tôle et fonctionnant depuis quelquee années sans aucune détérioration.
PRÉPARATION’ D’UNE COLLE VÉGÉTALE, DITE COLLE MARINE,
PAR M. JEFFREY.
Cette colle, qui est très-adhésive, élastique et insoluble dans l’eau, etsert principalement à réunir les pièces de bois employées dans les con-structions navales, se prépare de la manière suivante :
1° On fait dissoudre dans 18 litres de naphte de houille ou naphte brut,453 grammes de caoutchouc de bonne qualité divisé en petits fragments.On agite de temps en temps jusqu’à complète dissolution du caoutchouc, etlorsque le mélange a acquis la consistance de crème épaisse, ce qui a lieuau bout de dix à douze jours, on y ajoute de la gomme laque, ou mieuxencore de la laque en écailles, dans la proportion de deux parties en poidsde laque pour une partie de la dissolution : on verse ensuite le mélangedans une chaudière de fer munie à sa partie inférieure d’un tuyau de dé-charge, et qu’on place sur le feu. Pendant que la matière chauffe, on laremue constamment pour rendre la combinaison bien intime. Le composéqui en résulte est la colle marine au caoutchouc, qu’on retire chaude duvase de fer, par le tuyau de décharge, et qu’on étend ensuite sur des dallespour refroidir, après quoi on la brise et on la conserve pour l’usage.
2° L’auteur prépare une seconde espèce de colle sans caoutchouc, enmêlant ensemble une partie en poids de naphte brut, et deux parties aussien poids de gomme laque ou plutôt de laque en écailles, et en opérantcomme ci-dessus.