Perfectionné par ]?I. BAEIÆBT, ingénieur allemand
(planche 1")
-€«3>-
En nous occupant, à différentes reprises, des marteaux-pilons, nousn’avons pas cru trop faire à l’égard de ces utiles appareils, auxquels on doitcertainement l’immense développement qu’a reçu, en peu d’années, l’in-dustrie de la forge, et la possibilité de construire des machines dans desproportions exceptionnelles, comme il nous est donné d’en voir appli-quées pour la marine à vapeur.
On sait, en effet, que les appareils de navigation renferment les piècesles plus considérables en fer forgé, et qui ne peuvent pas être remplacéespar un autre métal, différemment travaillé.
Mais, si les marteaux-pilons sont l’âme de la fabrication des grosses piècesde forge, ils ne sont pas moins utiles pour celles de moindre importance :l’usage tend même à s’en répandre généralement ; d’ailleurs, des construc-teurs intelligents ont imaginé d’établir de ces machines sous de faibles di-mensions, et dont la manœuvre est tellement simplifiée et la commandesi facile, qu’elles peuvent être admises dans tous les établissements, quelque soit le mode de puissance motrice à leur disposition.
Aussi il existe aujourd’hui, non-seulement des pilons à vapeur de toutesles dimensions, mais encore des marteaux-pilons mus par des moteurs àrotation ordinaire, avec des transmissions mises en mouvement par desmachines à vapeur ou des moteurs hydrauliques, ou même par de simplesmoteurs animés.
Néanmoins, quand il s’agit d’outils puissants, c’est toujours l’action di-recte de la vapeur que l’on adopte, et qui s’emploie pour soulever la massequi constitue le marteau proprement dit. Celui de M. Daelen, que nousallons décrire, est de cette catégorie.
Avant d’en parler spécialement, nous rappellerons ceux qui ont étépubliés précédemment dans cet ouvrage, et avec l’un desquels il peut