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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
n’étant plus retenu par aucun obstacle, continue sa course, et découvrantde nouveau l’orifice N, permet à la vapeur, venant de la chaudière, d’entrerdans le cylindre sous le piston, et de soulever ainsi le marteau. Au con-traire, la vapeur qui était au-dessus du piston est chassée violemment parl’excédant de pression de celle qui vient agir en-dessous et s’échappe audehors par l’orifice N 2 qui se trouve découvert.
Voici comment s’opère le changement des pièces dont nous venons deparler. La touche T, en repoussant la lame S contre le ressort, fait pivoterl’arbre Q, après lequel elle est fixée; cet arbre amène dans son mouvementla came P', qui laisse ainsi la place nécessaire pour ne pas gêner la rotationde l’arbre M', tournant de gauche à droite par sa liaison avec la tige dutiroir; ce mouvement de rotation est produit par l’action du ressort encaoutchouc, fixé entre les plateaux V et l 2 .
La marche ascensionnelle et descensionnelie continue alors pendant toutle temps que le tiroir J', qui sert de régulateur, reste ouvert.
Les coups très-faibles des marteaux-pilons sont produits, comme on lesait, lorsque le machiniste laisse introduire la vapeur sous le piston, avantque le marteau ait frappé. Par ce moyen on peut même, en faisantentrer assez tôt la vapeur sous le piston, arrêter complètement le marteaudans sa chute.
La même chose peut s’effectuer pour celui-ci en amenant le levier U dedroite à gauche. Ce levier tourne librement autour de l’arbre frF, fig. 10, etse termine par une sorte de came u, qui vient frotter contre la came cor-respondante calée sur l’arbre Q; or, en tournant le levier U, sonextrémité déplace la came u', et, comme on l’a vu plus haut, la cameà deux saillies P' est fixée sur cet arbre ; il s’ensuit que, celui-ci étant plustourné que dans le cas ordinaire , la came P' vient buter sur la se-conde saillie, lorsque le tiroir s’en retourne; et par cela même cette camedonne la course nécessaire au tiroir, pour que la vapeur puisse entrer im-médiatement sous le piston , et paralyser ainsi l’elfet de la descente, detelle sorte que le marteau reste suspendu au-dessus de la pièce à forger.Le levier U glisse sur un petit support z en fer fixé à l’entablement. Cepetit support s est muni de deux entailles, dans l’une desquelles on peutfaire entrer le levier U, suivant la course nécessaire à donner pour le jeudu tiroir.
On peut arriver au même résultat sans perte de vapeur; pour cela ontire, à l’aide du levier i', le tiroir i qui se trouve dans le haut du cylindre Get qui bouche ainsi l’orifice K', ou l’entrée de vapeur sur le piston.
En fermant entièrement ou partiellement "l’introduction de la vapeur,celle-ci reste sous le piston ou s’échappe lentement.
M. Daelen emploie également une autre disposition de distribution devapeur dans le cylindre et qui est représentée sur les fig. 14, 15 et 16.
Cette disposition consiste à avoir un distributeur ou disque enfermédans une boîte, rapportée sur une table de distribution, fondue avec le