9
table I est plus ou moins fermée par le petit tiroir i, lequel est manœuvréà la main par le conducteur du marteau, au moyen du levier à manette i'qui pivote sur l’axe k.
Pour que le marteau soit tout à fait automatique, il faut non-seulementqu’il fasse changer lui-même la'position du tiroir, mais encore que ce tiroirpuisse rester en place pendant la durée de la descente du marteau, afin quela vapeur, qui vient de presser sur le piston , puisse sortir par l’orificed’échappement N 2 que l’on voit terminé par une tubulure N 3 , fondue avecle cylindre à vapeur G.
On vient de reconnaître que, quand le piston est en haut de sa course,le tiroir occupe la position indiquée en ponctué fig. 12; et comme, lorsquele marteau en retombant abandonne le galet O, la vapeur pressant sur lepiston Lrouvrirait le tiroir IF, il fallait éviter cet inconvénient. A cet elfet,une came ou saillie P est calée invariablement sur l’arbre vertical M' etpeut par conséquent osciller avec lui. Cette came vient buter contre uneseconde P', laquelle est fixée sur un arbre Q, plus petit de diamètre quele premier MC Cet arbre Q repose, comme celui-ci, sur une crapaudine ni 2 ,fixée à la flasque de la colonne A ; il est guidé à sa partie supérieure dansun palier g', rapporté sur la nervure intérieure de la flasque A 2 . Ce mêmearbre est réuni au moyen de deux goujons p et p' à une lame rectangu-laire S, qui est appuyée sur un ressort méplat R , fixé par le milieu de sahauteur sur le coulisseau B, fig. 5 et 13. Le ressort R, en s’appuyant sur lalame rectangulaire, tend à faire avancer celle-ci, qui, en se déplaçant, faitosciller l’arbre Q , après lequel elle est assujettie. Or, cet arbre, en tour-nant, présente une des dents de la came P', qui vient se mettre comme unarrêt pour recevoir la came P, lorsque le tiroir, tiré par le petit piston L>s’avance de gauche à droite, afin de découvrir l’orifice d’entrée de vapeursous le marteau. La came P', en empêchant le mouvement du tiroir, per-met à la vapeur qui a soulevé d’abord le marteau de produire tout son effetau-dessus jusqu’à ce que le marteau ait frappé.
A l’instant du choc du marteau, qui est excessivement rapide, toutesces dernières pièces changent subitement de position.
Comme dans le marteau de M. Nasmith, ce marteau est muni d’un leviermobile ou touche T, reposant sur un petit ressort méplat t, et pouvantosciller librement autour d’un axe F, fixé sur le porte-marteau. Le ressort test fixé sur une saillie qui fait corps avec le porte-marteau. Par l’effet ducontre-coup du marteau, le levier ou touche T descend rapidement encomprimant pour un instant le petit ressort t. En descendant, le levier T,décrivant un arc de cercle, fig. 3, est guidé dans le plan incliné e, qu’iltraverse, rencontre dans sa course la lame rectangulaire S, et la repoussecontre le ressort R, fig. 15. Elle remonte ensuite avec la même rapiditépour reposer de nouveau sur le ressort t dans la position représentéefig. l rc .
Ce changement brusque a suffi pour débrayer le marteau, et le tiroir,