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Tome onzième
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NOTICES INDUSTRIELLES.

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lui-même , qui est propriétaire du brevet, tire ses boutons, dont le débit est consi-dérable, de la fabrique de Briare.

Au moyen de nouveaux procédés imaginés par M. Bapterosse pour la confectiondes boutons à queue et pour lesquels il sest fait breveter en France et à létranger,on peut fabriquer dun seul coup de balancier frappé sur une poudre argileuse,4 ou 500 boutons. Ces boutons sont reçus et rangés symétriquement sur une feuillede papier, et il ne suffit plus, dans cet état, que la cuisson pour les raffermir.

Un fourneau très-ingénieux , formé de petits fours disposés les uns sur les autres,complète loutillage de la fabrication. Dans ces petits fours sont des plaques de terrechauffées à blanc; on en prend une sur laquelle on place le papier recouvert deboutons. Le papier brûle, les boutons restent; on enfourne, puis on détourne dixminutes après, et les 500 boutons achevés sont livrés à des femmes et à des enfantsqui les disposent sur les cartes telles quils sont livrés au commerce.

La manufacture de Briare, de M. Bapterosse, produit annuellement, comme nouslavons dit, pour 1,000,000 de francs environ de ces boutons de porcelaine, qui,au prix de 1 fr. à 1 fr. 50 cent, la masse en moyenne (12 fois 12 douzaines), repré-sentent , on le voit, un chiffre énorme de petits boutons.

Nous espérons donner prochainement dans ce recueil de plus amples détails surcette intéressante fabrication et sur les outils spéciaux inventés et perfectionnés parM. Bapterosse pour la confection des boutons à queue, qui font le sujet de sesnouveaux brevets.

FABRICATION DES ALLUMETTES FHOSFHORIQDFS.

La fabrication des allumettes chimiques sexécute en général dans des établisse-ments très-considérables ; néanmoins, dans plusieurs pays, il existe beaucoup detrès-petites fabriques le travail se fait à laide dune seuie famille. Ce travail secompose de plusieurs opérations bien distinctes et qui sont les suivantes :

1 Le débitage du bois en petites baguettes, qui sont ensuite découpées en tiges ;

2 La mise en presse des tiges dallumettes ;

3° Le soufrage des tiges ou le trempage dans un corps gras, remplaçant le soufre;

4° La préparation de la pâte phospliorée ;

5° Le chhnicage ou trempage du bout soufré dans la pâte phosphorée ;

6° Le dessèchement des allumettes;

T Le démontage des presses ;

8° La mise en paquets et en boîtes.

Débitage du bois Trois moyens sont employés pour débiter le bois. Dans laplupart des petites fabriques, une seule famille exécute tout le travail, et lonnachète pas les tiges confeclionnées, le bois est fendu par le moyen quemployèrent,en 1815, le docteur Wagemann et Seybel, moyen qui consistait à couper préalable-ment en petits blocs de 6 à 7 cent, de hauteur; ces blocs étaient ensuite fendus enfeuilles, au moyen dun couteau ou dun marteau. Les feuilles réunies en paquets de12 centimètres dépaisseur et convenablement maintenues, étaient fendues de lamême manière en très-petites tiges. Ces tiges dallumettes étaient très-inégales,souvent très-grosses et tortues ; mais à cette époque, on ne faisait pas grande atten-tion à la netteté de la forme des allumettes.