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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
les parties frottantes, et son mouvement descensionnel est suspendu ; onévite ainsi, théoriquement du moins, ia rupture du foret.
Les constructeurs ont supprimé ce mécanisme dans les machines qui sor-tent maintenant de leurs ateliers. Pour fonctionner convenablement, lessurfaces frottantes doivent toujours être maintenues dans un très-bon étatd’entretien, et c’est là une chose assez difficile à obtenir, surtout pour unoutil dont la marche doit être aussi sûre que régulière.
Le levier /, le contre-poids g' et le plateau e' ont donc complètementdisparu des nouvelles machines que contruisent ces messieurs, et dans les-quelles le cône F est simplement claveté sur l’arbre i.
L’arbre porte-outils est contenu dans un tube en fonte s avec lequel iltourne et dans lequel il ne fait que descendre. Il résulte de cette disposi-tion que l’arbre ne s’use jamais, ce qui n’a pas lieu quand on le fait tournerdirectement dans les coussinets; dans ce dernier cas, il s’use dans les par-ties où il travaille le plus. On est alors obligé de laisser du jeu dans lescoussinets, et la précision dans le perçage peut s’en ressentir.
Les extrémités du tube s sont coniques et tournent dans les boîtes t enfer trempé, (fig. 3 et 6.) Le jeu qui peut se produire dans le travail, se cor-rige par le rivage des vis de réglage de la boîte inférieure.
Avec cette machine, du moment qu’il n’existe de jeu nulle part, le per-çage est mathématique, et les trous sont aussi exacts que s’ils étaient per-cés sur le tour.
11 est bon de remarquer qu’à mesure que l’on resserre les boîtes, l’axe dutube reprend sa position primitive; de cette manière, la machine ne se dé-centre jamais, ce qui n’a pas lieu lorsque l’arbre, ou même le tube, tour-nent dans des coussinets; dans ce dernier cas, l’arbre se décentre de toutl’usé du coussinet fixe, et c’est là un inconvénient assez grave, surtout lors-que la machine est disposée pour l’alésage, car, l’axe de l’arbre supérieurne se trouvant plus vis-à-vis de la boîte inférieure dans laquelle est guidéela barre d’alésage, il faut laisser du jeu quelque part si l’on veut éviterqu’il n’y ait contrariété, et il est impossible alors de compter sur l’exacti-tude du travail.
Comme l’arbre porte-outils D doit tourner sans entraîner la vis r et quepourtant celle-ci doit être reliée au premier pour faire descendre l’outil aufur et à mesure de l’alésade ou du perçage, comme nous l’avons vu plushaut, l’extrémité de la vis r est munie d’une pointe en acier r' (fig. 6) àtête convexe qui appuie sur un grain d’acier de même forme s'. Ce graind’acier est logé dans une cavité ménagée à l’extrémité supérieure de l’arbreporte-outils D. Un chapeau, fixé au moyen de vis, relie la pointe avec legrain d’acier, de sorte que la vis peut rester fixe ou tourner avec une vi-tesse considérablement moins grande que le porte-outil et pourtant le com-mander pour le faire descendre pendant le travail, et le remonter aprèschaque opération terminée en agissant sur la manivelle D' du mécanismed’encliquetage représenté en détail, fig. 7 et 8.