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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
M. Japy fils, de Berne (Doubs ), a fait la demande, le 7 mai 1842, d’unbrevet de dix ans pour un procédé d’emboutissage au mouton. Dans cebrevet, l’inventeur décrit deux systèmes permettant d’atteindre le mêmebut, c'est-à-dire l’emboutissage mécanique de coupes, plats, casseroles,soupières et autres objets analogues, de forme cylindrique. Ces deux sys-tèmes n’en forment qu’un proprement dit ; ce sont deux opérations ana-logues , l’une pour emboutir d’un seul coup les pièces peu profondes, l’autrepour compléter l’emboutissage de ces mêmes pièces et leur donner uneplus grande profondeur.
Le premier procédé consiste dans l’application d’un appareil en fontemuni de coulisses sous lesquelles s’ajuste une bague en fer. Cette baguea pour mission de maintenir le disque de tôle qui doit être embouti.A cet effet, le disque est serré entre la bague et les coulisses au moyende quatre secteurs munis de leviers pour les faire mouvoir; la pièceainsi maintenue, le mouton, garni de son poinçon, tombe au centre de labague et donne la profondeur voulue à la pièce à emboutir.
Le poinçon est d’un diamètre un peu moindre que celui du vide centralde la bague, de sorte que la pièce sort conique, en raison de cette diffé-rence de diamètre.
Dans cette opération, le poinçon ne passe pas outre la bague ; la pièceconserve alors un petit bord plat. Ce bord est relevé au tour ou en pla-nant la pièce qui a été préalablement recuite.
Le second procédé consiste dans l’emploi d’un grand anneau ou matricecirculaire en fonte, fixé sur le sommier d’une presse. Dans cet anneau estcintrée convenablement, au moyen de vis, une bague conique en fonte.Dans cette bague est placée, après avoir été recuite, une pièce ou coupedéjà emboutie par la machine précédente ; puis on introduit par-dessusune seconde bague également conique, et présentant un angle semblableà la première, et on serre le tout au moyen de quatre jumelles mues pardes vis à l’extrémité desquelles sont de petits volants à main.
Les jumelles sont terminées, du côté opposé aux volants, par des plansinclinés qui viennent serrer la surface carrée du cône également muni deplans inclinés, mais en sens inverse de celui des jumelles.
La coupe ainsi maintenue, on laisse tomber le poinçon emboutisseur, quitraverse alors le cône et fait passer la coupe dans la partie cylindrique dela bague emboutissante. La hauteur de ce cône n’a que les deux tiers decelle de la bague, de sorte que le poinçon, comme dans le premier système,s’arrête lorsque la capsule est arrivée aux deux tiers de la bague, c’est-à-dire lorsque la casserole n’est plus en prise avec le cône. Il résulte de cetravail qu’il reste, à la pièce emboutie, un petit bord conique que l’onenlève au tour, en planant la pièce après l’avoir recuite.
Ainsi, au moyen du premier procédé, les plats, les coupes et autres ar-ticles analogues se font avec le mouton mécanique d’un seul coup et d’unseul recuit; et, au moyen du second, on obtient les casseroles en deux