MACHINES A ESTAMPER ET A EMBOUTIR LES MÉTAUX. 67
marteau muni du poinçon emboutisseur A. On profite de ce mouvementascensionnel pour placer la pièce à emboutir suc la matrice y comme l’in-dique la fig. 9.
Quand ce marteau est à une petite distance du sommet de sa course, Unpeu avant que le galet b n’échappe la pointes; de la camme principale B', lescammes auxiliaires C' appuient sur les pièces courbes d , d’un côté, et surles galets c 2 , de l’autre, et par ce moyen forcent ces galets à descendre etavec eux la plaque de pression c qui vient alors serrer et maintenir forte-ment la plaque à emboutir.
A cet instant la pointe x de la camme B' abandonne le galet b’ fixé aumarteau ; celui-ci n’étant plus soutenu, tombe, frappe et emboutit laplaque de métal a placée sur la matrice g.
Immédiatement après cette opération, les cammes C' abandonnent lesgalets c 2 et pressent sur les pièces d , qui relèvent la plaque de pression c.Pendant ce temps, le marteau a lui-même été relevé, ce qui permet aupiston h, soulevé à l’aide d’un agent mécanique quelconque, de chasserde la matrice la pièce emboutie.
Cette machine est destinée à l’emboutissage des objets de grandes di-mensions; pour les petites pièces, telles que les capsules par exemple,l’auteur a combiné sur le môme principe de petites machines qui lui per-mettent d’emboutir avec du métal extrêmement mince. Seulement, pourarriver à un parfait résultat et pouvoir frapper vingt à vingt-cinq capsulespar minute, il chauffe la matrice ainsi que la plaque de pression environau degré de l’eau bouillante, température qui permet au métal de s’étirerfacilement sans plis et sans ondulations.
Sous ce titre : Système de chaudronnerie mécanique , MM. Gomme etBeaugrand ont pris un brevet le 30 août 1855. Ce système comporte plu-sieurs modes ou moyens d’opérer; l’un de ces moyens a pour but l’em-boutissage des pièces pendant que leur bord ou leur contour se trouve prisentre deux bagues à surfaces cannelées ou lisses.
Un autre moyen consiste à emboutir le métal avec un poinçon dans unmoule dont la forme permet, à peu de chose près, l’exécution des piècesterminées. Ou bien, en considérant ce dernier travail comme préparatoireon termine les pièces de formes spéciales, sur le tour, à l’aide de galetsou molettes qui agissent comme brunissoirs et que l’on manœuvre à lamain ou par un chariot.
Le premier moyen, se rapporte beaucoup, en principe, à celui deM. Hethérington ; mais la disposition mécanique est bien différente commeon peut s’en convaincre en examinant la fig. 10 qui représente la machine,partie en section verticale et partie extérieurement.
Cette machine se compose d’une cage L fondue avec un cylindre L',dans lequel peut se mouvoir un piston P donnant le mouvement au poinçonemboutisseur A.
Une sorte d’enclume K placée au centre de la cage, au dessus du cy-